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EmploiLa croissance de Procter & Gamble passe toujours par Genève

Présente depuis 1956 en Suisse, la multinationale américaine confirme son ancrage à Genève.

Procter & Gamble y a implanté, il y a dix ans, son siège pour l'Europe, le Moyen-orient et l'Afrique.

«Procter & Gamble (P&G) a créé 2810 emplois directs à Genève», a rappelé lundi Pierre-François Unger, Conseiller d'Etat en charge du Département de l'Economie. L'entreprise recrute quelque deux cents nouveaux collaborateurs par an, dont la moitié seulement sont des expatriés, l'autre moitié étant «puisée» dans le terreau local.

Entretenant un dialogue constant avec P & G, l'Etat de Genève se réjouit de l'impact sur l'économie locale, notamment dans les services. «Chaque expatrié génère en moyenne 3,7 emplois locaux», a souligné le conseiller genevois. «Il y a dans le canton 70'000 emplois de plus que de gens en âge de travailler», a-t-il précisé, répondant à certaines critiques «imbéciles».

En outre, des liens étroits se sont tissés avec les grands groupes locaux tels que Firmenich et Givaudan, qui représentent 40% du marché mondial. «C'est la force des assemblages genevois que nous défendons depuis quatre ans», a indiqué Pierre-François Unger.

«Enracinement durable»

Pour sa part, Giovanni Ciserani, président pour l'Europe de l'Ouest a confirmé «l'enracinement durable de P&G dans le canton». Très internationale, «Genève fait partie de ses rares villes où l'ouverture d'esprit fait partie de la culture», a-t-il relevé.

«La décision d'être à Genève a été prise pour le long terme» a expliqué M. Ciserani.»C'est une opération qui est un grand succès financier et nous avons de nouvelles idées et nouveaux projets pour continuer à croître et nous développer sur place».

Pesant collaborateurs et familles comprises l'équivalent d'une petite ville, Procter & Gamble participe largement à la vie locale. Le groupe est toutefois conscient d'avoir créé «une pression à court terme en matière de logements».

Son arrivée en 1999 «avait été perçue alors comme une aubaine», a rappelé Jean-Charles Magnin, directeur général des Affaires économiques. «Des logements sont en construction et des projets existent, mais la transition reste difficile», a ajouté Giovanni Ciserani. «Nous veillons cependant à ne pas entretenir une inflation artificielle».

En outre, le groupe favorise l'usage des transports publics avec 50% de ses collaborateurs qui les utilisent. Avec 12 % de pendulaires vaudois et 17% de frontaliers, il attend «beaucoup» des infrastructures et notamment de la construction du CEVA. Enfin, le développement de l'aéroport, avec l'ouverture de nouvelles lignes notamment vers la Chine, est suivi de très près.

(ats)

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