Actualisé 12.03.2007 à 13:36

La CSS veut mettre un terme à la chasse aux bons risques

La CSS Assurance propose un changement de cap dans le système de santé.

Le point fort est le développement de réseaux, qui permettraient de réduire les coûts de la santé jusqu'à 20%. La balle est toutefois dans le camp politique.

Deuxième assureur de Suisse avec plus de 1,2 million d'affiliés, la CSS estime que dans le système actuel les intérêts particuliers prédominent: «Les caisses se font la concurrence sur la chasse aux bons risques plutôt que sur la gestion des coûts», a indiqué le président du conseil d'administration Pierre Boillat lundi à Berne.

Pour lui, les mauvaises incitations actuelles, liés à la quantité et au prix, doivent être éliminés au profit d'incitations portant sur la qualité et d'économicité. Le moyen préconisé par la CSS est de de développer les soins en réseaux. Un réseau rassemble la chaîne de soins ambulante et stationnaire complète.

Pour mettre en place un tel système, «la mère de toutes les réformes» est l'amélioration de la compensation des risques selon le modèle adopté par le Conseil des Etats et actuellement à l'ordre du jour de la commission du National, estime M. Boillat.

Profiter du système

Certaines caisses empêchent l'adaptation de la compensation des risques «car elles s'adonnent à la sélection des risques et ne pourraient plus en profiter dans le nouveau système», constate-t- il.

Georg Portmann, président de la direction générale de la CSS, renchérit: s'il n'y a pas une amélioration des conditions-cadre définie par le monde politique, il ne reste qu'à poursuivre la chasse aux bons risques. La CSS elle-même dispose de caisses bon marché depuis deux ans, «mais à contre-coeur», souligne M. Portmann.

«Si les conditions sont données, ces caisses deviendront obsolètes et nous les abandonnerons», promet-il. (ats)

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