Informatique: La cyberattaque touche aussi Bouygues Suisse
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InformatiqueLa cyberattaque touche aussi Bouygues Suisse

Jeudi 30 janvier, une attaque virale a paralysé les systèmes informatiques de Bouygues Construction. Une semaine plus tard, la situation n'est pas rétablie.

par
xfz
La cyberattaque n'a pas touché que le siège social de Bouygues Construction.

La cyberattaque n'a pas touché que le siège social de Bouygues Construction.

AFP

Les mails, les téléphones, l'intranet, les serveurs... tout ce qui touche de près ou de loin à l'informatique a été mis à l'arrêt jeudi 30 janvier chez Bouygues Construction, à la suite d'une cyberattaque virale. Si, selon les premières informations filtrées dans la presse, la paralysie concernait essentiellement le siège social, en France, les collaborateurs suisses ont également été impactés.

Selon une source interne, jeudi matin, certains employés ont été priés de rentrer chez eux. Dont Pierre*. «Au début, On a pris ça avec le sourire. On s'est dit que ça nous faisait une journée de congé, et voilà. Mais, une semaine plus tard, on en est toujours à devoir user du système D pour faire notre job. Certains outils informatiques essentiels demeurent hors d'usage. L'activité, tant des bureaux que des chantiers est repartie, mais on tourne au ralenti», décrit le jeune homme.

1600 collaborateurs en Suisse

Selon ce dernier, c'est environ 80% de l'entreprise, comptant 1600 collaborateurs en Suisse, qui a connu ou connait encore des difficultés. En France, selon le Parisien, 3200 personnes se sont retrouvées au chômage technique. Contactée par téléphone, puisque ses emails ne fonctionnent toujours pas, une porte-parole dément toutefois ces informations: «Il n'y pas eu de chômage technique. Nos différentes équipes, sur le terrain comme dans les bureaux, font de leur mieux pour fonctionner malgré les difficultés.»

Les pirates auraient de leur côté demandé une rançon de plusieurs millions de dollars, une dizaine, affirment différents médias français. S'ils ne sont pas payés, ils menacent de divulguer des documents confidentiels. En tout, ils se seraient emparés de 237 fichiers, représentant quelque 700 téraoctets de données. «Nous ne ferons pas de commentaires à ce sujet», dit la porte-parole.

*Prénom d'emprunt

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