15.10.2020 à 17:14

GenèveLa danse contemporaine tient son écrin

La structure de 400 m2 accueillera son premier spectacle en mars 2021.

Le pavillon, provisoire, sera démonté dans sept ans. Il est situé à la place Sturm, près de l’église russe.

Le pavillon, provisoire, sera démonté dans sept ans. Il est situé à la place Sturm, près de l’église russe.

Ville de Genève

L’Association pour la danse contemporaine (ADC) a reçu jeudi de la part des autorités de la Ville de Genève la clé du nouveau Pavillon de la danse. Ce bâtiment, dont le chantier est quasiment terminé, accueillera son premier spectacle en mars 2021.

«On attendait ce Pavillon de la danse depuis si longtemps», a relevé jeudi lors de la cérémonie officielle Sami Kanaan, maire de Genève et chef du Département de la culture. Il a rendu hommage à la persévérance de l’ADC, qui se bat depuis 1998 pour trouver un lieu adapté à la danse contemporaine genevoise.

Après de nombreux rebondissements, dont une votation populaire qui a enterré en 2006 un précédent projet à Lancy, un crédit total de près de 13 millions de francs a été voté en 2018 en Ville de Genève pour réaliser ce Pavillon. Le référendum lancé contre ce crédit n’ayant pas abouti, le chantier a pu démarrer en janvier 2019.

230 places assises

«Ce long chemin», qui a finalement abouti à la concrétisation de ce Pavillon de la danse, a été évoqué avec beaucoup d’émotion par Dominique Perruchoud, présidente de l’ADC et par Anne Davier, directrice de l’ADC. Jeudi, à l’heure de la remise de la clé, tout n’était pas encore terminé.

Le revêtement des 400 m2 de sol de la salle principale n’était pas encore posé. Mais le public pouvait déjà apprécier les dimensions (18 mètres de large, 25 mètres de long pour une hauteur de 9 mètres) de ce nouvel écrin. Des gradins modulables et démontables pourront accueillir jusqu’à 230 places assises.

Structure démontable

Le Pavillon de la danse se dresse sur la place Charles-Sturm, tout près de l’Eglise russe en Vieille-Ville. Les architectes se sont inspirés de la chronophotographie, une technique qui décompose le mouvement. Le Pavillon est composé de 21 portiques posés sur un radier en béton. Au total, 84 cadres en bois donnent une impression de fluidité à l’édifice qui a été réalisé comme un «mécano géant».

Les travaux devaient être terminés en mai pour une ouverture en septembre, mais la crise sanitaire a repoussé de quelques mois ces échéances. La structure est démontable comme l’exigeait le cahier des charges. En effet, son implantation sur la place Charles-Sturm est limitée à sept ans, une durée provisoire négociée avec les riverains.

(ATS)

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17 commentaires
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Genève Laxiste

16.10.2020 à 16:39

Une belle hypocrisie de l'UDC Genève qui lance des initiatives bidons sachant pertinemment que cela ne va pas aboutir. Virer les sans papiers par exemple....UDC que du vent autant à Berne qu'à Genève...il semble qu'il y a déjà eu une votation fédérale pour expulser les criminels lancée par l'UDC. Depuis rien ...rien ne change.

Zemcov

16.10.2020 à 04:08

Franchement, mettre ce parallélépipède angulé à proximité d'une œuvre architecturale telle que l' église orthodoxe, toute en lumière et en beauté, c'est comme poser un cube lego à côté d'un Fabergé. Vladimir Koubassov s'en retourne dans sa tombe.

Christian

15.10.2020 à 21:03

aussi moche que "l'équilibre" à Fribourg