Actualisé 21.07.2015 à 08:51

ChineLa déchéance d'un proche de Hu Jintao confirmée

Le Parti communiste chinois (PCC) a annoncé lundi soir l'exclusion de ses rangs de Ling Jihua, accusé d'abus de pouvoir et de corruption.

Le responsable déchu est désormais formellement arrêté et son dossier transmis aux procureurs. Accusé d'abus de pouvoir et de corruption, notamment d'avoir touché «d'énormes pots-de-vin» à son profit et celui de sa famille, Ling Jihua voit ainsi son procès se rapprocher. A son issue, ce haut responsable de 58 ans, un temps considéré comme une des étoiles montantes du PCC, rejoindra les grands noms condamnés dans le cadre de la reprise en main du PC chinois par le président Xi Jinping.

M. Ling était sous enquête interne depuis décembre. Son exclusion a été prononcée lors d'une réunion lundi du bureau politique du PCC, l'organe dirigeant de la Chine. Le Bureau du procureur a annoncé dans la foulée qu'il reprenait l'enquête à son compte.

Accusé d'avoir enfreint la «discipline politique» du Parti et d'agissements «ayant une influence sociale extrêmement délétère», Ling Jihua se voit également reprocher d'avoir obtenu des faveurs sexuelles grâce à son pouvoir et d'avoir commis l'adultère avec un certain nombre de femmes.

Il aurait par ailleurs obtenu illégalement des secrets d'Etat, selon un communiqué du Parti, ce qui pourrait indiquer une tenue de son procès à huis clos.

Paria du régime

Ling Jihua avait été limogé de ses fonctions il y a un an. Mais sa disgrâce avait débuté deux ans plus tôt, quand sa réputation fut atteinte par la mort accidentelle de son fils au volant d'une Ferrari en mars 2012. Le jeune homme se trouvait alors en compagnie de deux jeunes femmes, grièvement blessées dans l'accident, l'une étant nue, l'autre à demi dévêtue.

Ce scandale avait été jugé suffisamment nuisible à l'image du Parti pour que M. Ling ne soit pas promu au Bureau politique au congrès du parti unique en 2012. Le président Xi Jinping en avait alors pris la tête.

Le nom de Ling Jihua devrait bientôt s'ajouter à ceux de Zhou Yongkang, l'ancien chef de la sécurité chinoise, condamné le mois dernier à la prison à vie, et de Bo Xilai, un ancien «prince rouge» du politburo devenu paria du régime. (ats)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!