Coronavirus aux États-Unis - La démo d’une infirmière complotiste fait plouf
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Coronavirus aux États-UnisLa démo d’une infirmière complotiste fait plouf

Devant des membres du Congrès de l’Ohio, une soignante s’étant fait vacciner a voulu prouver que son corps était devenu magnétique. Raté.

Grand moment de solitude pour Joanna Overholt, mercredi au Capitole de l’Ohio à Columbus. Lors d’une audience du Comité sur la santé consacrée au vaccin contre le Covid-19, cette infirmière a pris la parole pour s’adresser aux législateurs de l’État. L’Américaine voulait savoir pourquoi sa clé reste collée contre elle depuis qu’elle s’est fait vacciner. Très sûre d’elle, Joanna Overholt a d’abord déposé l’objet sur sa poitrine, avant d’essayer à plusieurs reprises de faire la même démonstration dans son cou, échouant à plusieurs reprises.

L’infirmière soutient visiblement une théorie du complot circulant largement sur les réseaux sociaux, selon laquelle le vaccin contre le Covid-19 contient des puces rendant notre corps magnétique. Un nombre incalculable de vidéos plus ou moins convaincantes circulent sur le web, notamment avec le hashtag #MagnetChallenge, mais cette histoire est tout simplement fantaisiste.

Une fake news

La BBC, notamment, l’a démontré le mois dernier. «Tous les vaccins contiennent des traces non toxiques d’aluminium, mais l’aluminium n’est même pas magnétique», a expliqué le journaliste Jack Goodman, qui rappelle que nous nous sommes déjà tous amusés à coller une pièce de monnaie sur notre front. Celle-ci restait en place «en raison du gras à la surface de l’épiderme et de la tension de surface; quelqu’un pourrait aussi tricher avec de la colle restant d’un pansement ou une autre substance collante.»

Joanna Overholt et d’autres personnes partageant ses opinions s’exprimaient mercredi au Capitole pour soutenir une proposition de loi qui empêcherait toutes sortes d’établissements dans l’Ohio – des écoles aux hôpitaux en passant par les entreprises – d’exiger ou même d’encourager la vaccination. Aucun avis contraire n’était autorisé lors de l’audience. «Je vais être très directe et dire que ce projet de loi menace la façon dont nous prenons soin des enfants, dont nous les gardons en bonne santé, dont nous les gardons en vie», a réagi le Dr Patty Manning-Courtney, cheffe du personnel de l’hôpital pour enfants de Cincinnati, interrogée par le «Capital Journal».

(joc)

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