Sotchi - Ski alpin: La dernière chance de Svindal et Miller
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Sotchi - Ski alpinLa dernière chance de Svindal et Miller

Le Norvégien abat son joker dimanche à Rosa Khuutor lors du super-G avec, également à l'affiche, un Américain lui aussi frustré par ses résultats depuis le début des compétitions.

par
lgü
Bode Miller (dr.) va tirer sa dernière cartouche dimanche, même si, comme Svindal d'ailleurs, il a une petite chance de médaille en slalom géant, mercredi prochain.

Bode Miller (dr.) va tirer sa dernière cartouche dimanche, même si, comme Svindal d'ailleurs, il a une petite chance de médaille en slalom géant, mercredi prochain.

«J'étais très déçu après la descente (4e), mais là encore plus, a lâché vendredi Svindal, huitième du super-combiné. J'ai vraiment besoin de faire le point et de me retrouver», a soupiré le Viking. C'est que, depuis les Mondiaux 2007 à Are (Suède), où il avait réalisé le doublé en or descente-slalom géant, Svindal est toujours monté sur le podium aux Championnats du monde. Aux Jeux de Vancouver-2010, il avait croqué les trois couleurs (or en super-G, argent en descente et bronze en slalom géant).

Lauréat de quatre petits globes en super-G, la discipline d'instinct qui exalte sa science des courbes, le quintuple champion du monde est bien Monsieur super-G. Pourtant, ce ne sera pas facile pour le géant (1,96 m) d'Oslo, tant les appétits sont aiguisés chez beaucoup de ses adversaires, chez Miller en premier lieu.

Le skieur de la Côte Est tire également sa dernière cartouche, même si, comme Svindal d'ailleurs, il a une petite chance de médaille en slalom géant, mercredi prochain. Depuis sa déconvenue en descente (8e alors qu'il avait dominé les entraînements), le funambule du New Hampshire se fait une idée fixe de la neige ramollie par la chaleur. «Elle nivelle les valeurs», se plaint-il. Et ses digressions sur les détails techniques disent autant sa science du pilotage que son désarroi.

Bode Miller va jouer gros

Sixième vendredi du super-combiné, Miller joue gros dimanche. Et le départ avancé d'une heure, de 11h00 à 10h00 locales (07h00 à 06h00), pour préserver la piste, n'est pas de nature à réconforter le vétéran (36 ans).

Christof Innerhofer est sur la même longueur d'onde. «Sur cette neige, il m'est difficile d'évoluer sur mon ski extérieur, qui est ma marque de fabrique», rappelle l'Italien, médaillé d'argent en descente dimanche dernier. Pourtant, le skieur du Haut-Adige aborde la dernière étape de son triptyque aux Jeux avec un tout autre état d'esprit que celui manifesté par Miller.

Janka et Küng en embuscade

Innerhofer a plus que rempli son contrat avec deux médailles, dont «le bronze inattendu» du super-combiné. Il peut désormais répéter l'embellie des Mondiaux 2011 à Garmisch-Partenkirchen (Allemagne), où il était devenu Winnerhofer . En Bavière, il avait récolté trois médailles, chacune d'un métal différent.

Or de la descente, le jeune Autrichien Matthias Mayer, n'est pas pour autant rassasié. Déjà nantie de deux ors - Dominique Gisin en descente, ex aequo avec la Slovène Tina Maze, et Sandro Viletta, roi du super-combiné -, la Suisse compte sur Carlo Janka et Patrick Küng.

Pour chasser le spectre du zéro médaille des Jeux de Vancouver, la France s'en remet à Adrien Théaux. (lgü/afp)

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