Hardwell : «La dernière décennie? Mon éducation de DJ»
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Hardwell «La dernière décennie? Mon éducation de DJ»

Hardwell est l'une des stars du Sundance festival qui débute jeudi 28 mars 2013 à Lausanne. Entretien avec ce prodige de l'electro.

par
Fabien Eckert
Le Néerlandais de 25 ans est l'un des DJ les plus demandés.

Le Néerlandais de 25 ans est l'un des DJ les plus demandés.

C'est le petit prince de la planète clubbing. A 25 ans, Hardwell a déjà dix ans de carrière et des collaborations prestigieuses. Pourtant, le jeune homme reste humble.

Vous êtes 6e dans le top 100 de DJ Mag. Quel est votre sentiment?

Apparaître en 6e place, c'est irréel. C'est quelque chose que j'aurai pu rêver. Ce classement est un super indicateur de ce qui est populaire sur le moment. Certains DJ le prennent de manière trop sérieuse et le voient d'un mauvais œil. Personnellement, je pense que c'est un moyen très utile pour les artistes de se comparer les un aux autres. C'est également une plateforme fantastique pour faire découvrir aux clubbers des nouveaux DJ et des nouveaux styles.

Préparez-vous vos sets en fonction du pays où vous vous trouvez?

Je ne pré-produis jamais mes sets. Mais bien sûr qu'ils changent en fonction de quel public j'ai en face de moi. Quand je dis changer, ça ne veut pas dire qu'un soir je vais jouer dubstep! Pour moi, ce sont plus de légères modifications que je vais faire dans le style notamment. Ce sont des changements très fins.

Pourquoi la musique électronique néerlandaise a-t-elle explosé ces dernières années?

Parce qu'elle fait partie de l'ADN de notre pays. Même si nous sommes une petite nation, je pense que personne ne nous égale dans notre faim d'electro. Et puis nous avons un héritage fort, dont nous sommes fiers, qui nous vient des pionniers de la musique électronique. Je pense à Tiësto, Armin van Buuren ou Ferry Corsten. Ces hommes sont nos porte-drapeaux depuis des années. Ils sont aussi une grande source d'inspiration pour des jeunes comme moi.

Quel est le DJ que vous admirez le plus et pourquoi?

Tiësto. Parce qu'on est originaire de la même ville, Bréda, et qu'avant qu'il n'explose au niveau international c'était déjà un héros local. A cette époque, je l'admirais déjà. Chuckie est un autre artiste qui m'a énormément inspiré. Ce qu'il est parvenu à faire en imposant au monde son propre son, sa marque de fabrique, la Dirty Dutch, est simplement incroyable.

Parlez-moi de votre tournée mondiale, «I Am Hardwell»...

C'est la première fois que je présente un show en solo. Avec les artifices, le son, les effets et le matériel d'une grande scène, je peux rendre ma musique vivante. Je ne veux pas trop en dire parce que j'ai vraiment envie que le public soit soufflé du début à la fin du show. Ça m'a pris pas mal de temps à le mettre sur pied. Je me réjouis tellement de le présenter pour la première fois, fin avril 2013, dans l'une des salles les plus célèbres des Pays-Bas.

Vous avez été découvert grâce aux bootlegs, notamment un de Robin S. En réalisez-vous encore?

Pour mes propres sets, oui. Mais ce sont des morceaux personnels que je ne partage pas et que je ne mets pas en vente. Quand j'ai débuté, les bootlegs m'ont introduit à la production musicale. Grâce à eux, j'ai appris les bases qui m'ont permis aujourd'hui ce créer ma propre musique.

Vous êtes très actif sur les réseaux sociaux. Est-ce une manière de rester en contact avec vos fans?

Absolument! J'aime que les fans prennent part le plus possible à ma vie. Je suis plus accro à Twitter qu'à Facebook. C'est un moyen génial de rester à jour sur ce qui se passe dans le monde et de discuter instantanément avec des gens autour du globe. J'utilise aussi les réseaux sociaux pour poser des questions à mes fans. J'y réponds personnellement quand je suis en voyage. C'est vraiment amusant.

Quand vous étiez gamin quel travail rêviez-vous de faire?

Je me suis toujours concentré sur la musique mais sans que mes études en souffrent. Mes parents m'ont toujours soutenu pour que je réalise mon rêve, faire de la musique. Mais ils gardaient constamment un œil sur l'école et mes notes.

Vous avez 25 ans et déjà 10 ans de carrière derrière vous...

Je suis excité par ce qui m'attend dans le futur. Je suis encore jeune mais j'ai envie de réaliser encore tellement de choses dans la musique. Je vois les 10 dernières années comme mon éducation en tant que DJ et producteur. Comme une éponge, j'ai absorbé puis délivré les connaissances emmagasinées. Je suis fier et reconnaissant de voir à quel stade je suis actuellement. Mais je me réjouis également du futur. 2013 sera une grande année pour moi avec un tas de nouvelles sorties et ma tournée mondiale.

Que pensez-vous du public Suisse?

J'ai joué plusieurs fois chez vous. A chaque fois, j'ai vécu des moments uniques et fantastiques. L'ambiance est géniale et les gens connaissent vraiment l'electro. Je me réjouis réellement de venir y rejouer.

Programme complet:

Jeudi 28 mars 2013 – Espace Odyssée (Patinoire de Malley-Prilly)

Chuckie, DJ Antoine, Joachim Garraud, Grégori Klosman, Glowinthedark, Crookers, Cyberpunkers, Freaky Bass, Jerry Joxx, Glowinthedark.

Vendredi 29 mars 2013 – Espace Odyssée (Patinoire de Malley-Prilly)

Redfoo from Lmfao & The Party Rock Crew, Apl.de.Ap from The Black Eyed Peas, Quentin Mosimann, Mike Candys, Igor Blaska, Djerem vs. Assym, Edx, Yad, De Feo vs. Franck C.

Samedi 30 mars 2013 – Mad Club (Lausanne)

Justice, Club Cheval, Riton, Feadz, Boston Bun, Adry, Zombidou, Sonny Catanese, MGMS live.

Dimanche 31 mars 2013 – Espace Odysée (Patinoire de Malley-Prilly)

Hardwell, DJ Basto, Dyro, Dannic, Pascal Tokar, Lady Noon, Fred Lilla, John Martin (voice of Swedish House Mafia).

Sundance Festival

Jeudi 28 au dimanche 31 mars 2013. Patinoire de Malley et Mad, Lausanne. Infos et billets: www.mad.ch

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