Crash de Germanwings: «La dernière issue, c'est le saut de la falaise»
Actualisé

Crash de Germanwings«La dernière issue, c'est le saut de la falaise»

Le journal allemand «Bild» s'est procuré des extraits du journal intime d'Andreas Lubitz, responsable du crash d'un Airbus de Germanwings en mars 2015. En 2009 déjà, il évoquait un suicide.

par
joc
1 / 124
20.05 Le président de l'ordre allemand des médecins estime que la la compagnie Lufthansa a «failli» en ne contrôlant pas Lubitz.

20.05 Le président de l'ordre allemand des médecins estime que la la compagnie Lufthansa a «failli» en ne contrôlant pas Lubitz.

AFP/Christof Stache
04.04 Des proches de victimes du crash de la Germanwings sont outrés par le faire-part de remerciements des parents du copilote Andreas Lubitz. Ils y clament leur amour pour leur défunt fils et leurs «peur et incompréhension» sans pour autant évoquer directement le drame ni les 149 victimes.

04.04 Des proches de victimes du crash de la Germanwings sont outrés par le faire-part de remerciements des parents du copilote Andreas Lubitz. Ils y clament leur amour pour leur défunt fils et leurs «peur et incompréhension» sans pour autant évoquer directement le drame ni les 149 victimes.

23.03 A la veille de l'anniversaire du crash de la Germanwings, des proches des 149 victimes se sont réunis mercredi à Barcelone et à Düsseldorf, points de départ et destination de l'avion que le copilote avait précipité sur une montagne en France.

23.03 A la veille de l'anniversaire du crash de la Germanwings, des proches des 149 victimes se sont réunis mercredi à Barcelone et à Düsseldorf, points de départ et destination de l'avion que le copilote avait précipité sur une montagne en France.

Albert gea

Il y a bientôt un an, Andreas Lubitz prenait les commandes d'un Airbus de la compagnie allemande Germanwings et précipitait l'appareil contre une montagne des Alpes françaises. Après cette catastrophe qui a coûté la vie à 150 personnes, les contours de la personnalité torturée du jeune copilote continuent de se dessiner plus précisément. Le quotidien allemand «Bild» a en effet eu accès au dossier judiciaire et a publié dimanche des extraits du journal intime d'Andreas Lubitz.

De précédents rapports d'enquête avaient révélé que le copilote, aux prises avec une grave dépression, avait consulté pas moins de 41 médecins les mois précédant le crash. Mais si l'on en croit le contenu de ses écrits, que «Paris Match» a repris en français, Lubitz souffrait de dépression depuis 2009 déjà. Dans un texte rédigé en 2009, l'Allemand se dit «triste», «désespéré»: «Je n'arrive jamais véritablement à me reposer… j'attends toujours un petit miracle… je souhaite enfin une rédemption…», écrit le jeune homme alors âgé de 22 ans.

«J'aimerais mieux ne plus exister»

Abattu par ses multiples problèmes de santé, le copilote s'en veut de donner «de tels soucis» à ses «congénères» et attend désespérément une amélioration de son état de santé. Mais ses mots sont empreints d'une forte résignation: «J'aimerais mieux ne plus exister que de continuer à vivre. Je prie, j'implore une amélioration… mais je ne crois pas en moi-même», écrit-il, évoquant clairement le suicide: «La dernière issue qui me rend parfois en partie heureux, c'est le saut de la falaise», conclut-il. En décembre 2009, Andreas Lubitz semble s'être encore enfoncé dans la dépression. Il explique que son état de santé lui cause de «très graves problèmes» avec sa «formation».

«Mes acouphènes, la diminution du goût et de l'odorat et cette sensation de surdité me pèsent terriblement et me poussent quasiment à la ruine», décrit le jeune homme. Lubitz souligne que ses proches font de leur mieux pour l'aider et qu'ils mériteraient que sa situation s'améliore. «S'IL TE PLAIT, aide moi… donne-moi la force de chasser les mauvaises pensées et d'arriver à nouveau à un niveau d'équilibre dans mon corps, car c'est la base de mon existence future», implore l'Allemand.

Ton opinion