France: La dette franchit les 2000 milliards d'euros
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FranceLa dette franchit les 2000 milliards d'euros

La dette publique de la France s'est établie à 2023,7 milliards d'euros (près de 2050 milliards de francs) à la fin du 2e trimestre. Elle dépasse pour la première fois la barre symbolique des 2000 milliards.

Rapportée à la richesse nationale, cette dette brute, mesurée selon les critères du traité de Maastricht, atteint 95,1% du produit intérieur brut (PIB), soit 1,1 point de plus qu'au trimestre précédent, indique mardi l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) dans un communiqué.

Par rapport à la fin du premier trimestre, la dette publique brute a augmenté de 28,7 milliards d'euros. Cette hausse est imputable à l'Etat, dont la contribution à la dette augmente de 35,2 milliards d'euros, du fait de sa dette négociable à long terme ( 30,2 milliards), et, dans une moindre mesure, de celle à court terme ( 3,1 milliards).

En revanche, celle des administrations de sécurité sociale diminue de 3,9 milliards d'euros. La dette des administrations publiques locales diminue de 1,6 milliard d'euros.

Dans ses dernières prévisions, le gouvernement tablait sur une dette publique à 95,1% du PIB seulement à la fin de l'année, mais ces prévisions n'ont pas été mises à jour après l'abaissement des estimations de croissance et le relèvement de celles concernant le déficit, le 10 septembre.

Après la publication de l'Insee, le gouvernement a rappelé avoir largement hérité de cette situation d'endettement croissant. Au ministère des Finances, on souligne que la dette a doublé entre 2002 et 2012, passant de 930 à 1860 milliards d'euros, dont 600 milliards entre 2007 et 2012.

La dette publique nette, qui tient compte de la trésorerie présente dans les caisses des administrations publiques, a elle augmenté moins fortement au cours du deuxième trimestre, de 23,7 milliards, du fait principalement de la croissance de la trésorerie de l'Etat ( 4,6 milliards d'euros).

Elle s'établit à 1.813,9 milliards d'euros, soit 85,3% du PIB (contre 84,3% au trimestre précédent). (ats)

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