Super League: «La différence, c'est que nous produisons du jeu»
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Super League«La différence, c'est que nous produisons du jeu»

Sion et GC se sont séparés sur un match nul. Pour Stéphane Grichting, la série sans but zurichoise est moins lourde que celle des Valaisans.

par
Oliver Dufour
Zurich
Le manque de réalisme des Zurichois n'inquiète pas le patron de leur défense (à dr. avec Leo).

Le manque de réalisme des Zurichois n'inquiète pas le patron de leur défense (à dr. avec Leo).

Le défenseur des Sauterelles affichait l'air serein, samedi. Pourtant, son équipe sèche sur sa copie depuis quatre matches. Incapable de marquer contre le LS et deux fois contre Lyon en Coupe d'Europe (double défaite 1-0), GC a encore rendu hier face à Sion une fiche offensive vierge. «Ce sont clairement deux points de perdus, a estimé Stéphane Grichting. A domicile, nous aurions dû faire la différence sur nos occasions.»

L'actuelle stérilité offensive zurichoise ressemble un peu à celle que traversent les Sédunois, muets dans leurs cinq sorties cette saison. Mais le patron (valaisan) de la défense de Grasshopper n'est pas inquiet. «La différence, c'est que nous avons produit beaucoup plus de jeu. C'est le plus important, a jugé l'ex-arrière d'Auxerre et du FC Sion. Les seules occasions qu'ils se sont procurées, c'est quand nous avons perdu des ballons chauds sur des erreurs. Sinon, ils étaient là pour défendre. Pour notre part, nous étions tiraillés entre la prise de risque pour marquer et la prudence pour ne pas encaisser. Mais il n'y a pas lieu de se mettre trop de pression pour ça.»

Selon l'ex-international, les ennuis des hommes de Michel Decastel viennent surtout de l'absence de cohésion au sein de l'équipe. «J'ai l'impression que Christian Constantin n'a engagé que des individualités. Il manque un leader. En tout cas, je n'ai pas entendu un mot sur le terrain!» s'est étonné Grichting (34 ans), qui vit certainement sa dernière saison chez les pros. Lui qui avait été courtisé par le boss de Tourbillon, avant de poser son baluchon le long de la Limmat, doit se dire qu'il a bien choisi.

Beg Ferati incarne le calme sédunois

Malgré la pénible entame de championnat, le défenseur central joue les pompiers. «Chez nous c’est calme, a-t-il assuré. C’est juste une phase sans but. Il n’y a pas de frénésie. Il faut regarder le positif: les prestations défensives sont bonnes.» Le natif de Pristina n’a cependant pas su expliquer pourquoi son équipe n’avait pas fait trembler les filets. «Il y a peut-être trop de réflexion au moment de conclure, a-t-il suggéré. Je ne sais pas, je ne suis pas buteur. Et malheureusement les défenseurs ne marquent pas non plus!»

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