Lausanne - La direction d’Unia «digne des pires multinationales»

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LausanneLa direction d’Unia «digne des pires multinationales»

Ex-employée de la section vaudoise du syndicat, la politicienne d’extrême gauche Anaïs Timofte a saisi les Prud’hommes au sujet de son licenciement, qu’elle estime abusif.

par
Frédéric Nejad Toulami
Entourée de Komla Kpogli et de Laurent Tettamanti, Anaïs Timofte a porté jeudi des accusations publiques contre Unia.

Entourée de Komla Kpogli et de Laurent Tettamanti, Anaïs Timofte a porté jeudi des accusations publiques contre Unia.

FNT

Présidente du POP Vaud (Parti ouvrier populaire), Anaïs Timofte est très remontée contre son ancien employeur, le syndicat Unia. Elle a dénoncé son licenciement de l’an passé, qu’elle juge abusif. Sous l’égide du Tribunal des prud’hommes, une conciliation a été tentée, en vain en raison de l’exigence d’Unia de lui imposer une confidentialité totale selon elle. Une procédure judiciaire est désormais ouverte.

Avec Laurent Tettamanti et Komla Kpogli, deux ex-­secrétaires de la même organisation poussés vers la sortie respectivement en 2019 et en 2020, elle a dénoncé jeudi 24 juin devant les médias de graves problèmes au sein de la section vaudoise du syndicat où il régnerait un «sentiment de peur généralisé» et où le ­management serait «digne des pires multinationales».

Contestataires mis à l’écart

Et d’énumérer plusieurs démissions, arrêts maladie et licenciements survenus ces dernières années. Selon eux trois, toute critique ou volonté de changement provoque une mise à l’écart et des pressions. Anaïs Timofte soupçonne même que son soutien affiché en 2020 à la candidature de Komla Kpogli et son programme critique envers la direction, pour le poste de secrétaire régional d’Unia, est un des motifs principaux de son licenciement. C’est finalement le socialiste Arnaud Bouverat qui avait été élu en décembre 2020.

Des actions très combatives lors de conflits internes

Sollicité, Unia évoque la protection de la personnalité des gens impliqués pour ne pas commenter les cas précis. Pour le reste, son porte-parole Serge Gnos clarifie: «Nous avons certes des conflits avec des employés, comme toute autre organisation. Et il ne faut pas tous les mettre dans le même sac. Nous sommes fortement axés sur les valeurs. Si des contentieux font autant de vagues, c’est aussi parce que nos employés sont très passionnés par ce qu’ils font. Quand un conflit interne survient, ils agissent de manière très combative.»

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