Actualisé 01.05.2011 à 18:34

EtudeLa droite redoute plus les actes criminels

Les personnes aux idées politiques de droite redoutent plus la criminalité que celles qui se positionnent plus au centre ou à gauche, selon l'Institut de criminologie de l'Université de Zurich.

Les personnes aux idées politiques de droite redoutent plus la criminalité que celles qui se positionnent plus au centre ou à gauche, selon l'Institut de criminologie de l'Université de Zurich. Et les Romands se montrent plus craintifs que les Alémaniques face à la délinquance.

Les criminologues zurichois ont analysé les résultats d'un sondage de l'institut gfs-zurich, et selon leurs conclusions, les craintes envers la criminalité sont plus en lien avec l'orientation politique que l'âge ou le sexe, a expliqué dimanche dans un communiqué gfs-zurich.

Une des explications à la corrélation entre les opinions de droite et la plus grande peur des actes criminels est que les partis de droite mettent très fréquemment en garde contre diverses menaces, selon les chercheurs.

«Il est possible que les sympathisants des partis de droite se laissent ainsi plus fortement influencer et apeurer par ce genre de slogans», a indiqué gfs-zurich. «Mais il est aussi possible que les personnes qui craignent le plus la criminalité s'orientent vers des partis de droite avec l'espoir que ceux-ci remédient à leurs angoisses».

Les Romands plus craintifs

L'Institut de criminologie a également mis en évidence que la région linguistique d'où proviennent les individus a une influence sur leurs craintes. Ainsi, les Romands ont plus peur de la criminalité que les Alémaniques, assurent les scientifiques, qui n'ont pas pu trouver de raisons à cette distinction.

En outre, les criminologues ont constaté que les personnes sans confession sont moins craintifs face à la délinquance que ceux qui ont une religion. Les femmes et les personnes âgées redoutent également plus les crimes que les hommes et les jeunes.

Le sondage de gfs-zurich sur la peur subjective de la population suisse face à la criminalité a été mené auprès de 1000 personnes. Il a été ensuite analysé par l'Institut de criminologie de Zurich.

(ats)

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