PolitiqueLa droite resserre ses rangs et s’attaque au projet de gaz vaudois
L’Alliance vaudoise, composée de l’UDC, du PLR et du Centre, s’est présentée unie, mardi. Elle a annoncé son intention de créer une task-force de l’énergie et de creuser des pistes aujourd’hui interdites.

Le président de l’UDC Kevin Grangier, celui du Centre Emilio Lado et celui du PLR Marc-Olivier Buffat (de g. à d.) ont fait front commun pour capitaliser sur le virage à droite du gouvernement vaudois.
«Cette alliance n’est plus un outil électoral mais une réalité politique pour le canton. Et notre premier enjeu, c’est l’énergie», a asséné le patron du PLR vaudois Marc-Olivier Buffat, aux côtés de ses homologues UDC et du Centre, mardi devant le Grand conseil vaudois. Ensemble, ces trois partis disposent désormais d’une quasi-majorité au législatif et de quatre conseillers d’Etat, et comptent bien faire usage de cette force pour avancer sur des dossiers qui leur tiennent à cœur.
Le gaz de Noville séduit
En priorité, donc, l’alliance nouvellement constituée (lire encadré) a demandé mardi la création d’une task-force de l’énergie, chargée d’établir un inventaire des ressources disponibles en Suisse et dans le canton. Y compris les technologies aujourd’hui interdites par la Loi sur les ressources naturelles, dont l’extraction de gaz, envisagé comme énergie de transition pour atteindre la neutralité carbone.
Un gisement de gaz a en effet été identifié à Noville mais est resté intact en raison de l’entrée en vigueur de la loi; son exploitation devrait être réenvisagée pour renforcer l’auto-approvisionnement en énergie, demandent les trois partis. L’intention est donc de remettre cette loi sur le métier pour accélérer les procédures dans de nombreux domaines; d’autres projets, comme celui du barrage de Massongex, devraient aller de l’avant, souhaite le président de l’UDC, Kevin Grangier.
Irréaliste et dangereux pour les Verts
«On est contents que la droite réalise enfin qu’il faut accélérer le pas en matière d’énergie locale, réagit la cheffe de groupe des Verts, Rebecca Joly, qui rit jaune. Mais il ne faut pas aller à contre-courant, il faut se concentrer sur le renouvelable ainsi que la sobriété énergétique, dans laquelle le potentiel d’économie est immense. Un inventaire, volontiers, tant qu’il exclut le gaz de schiste, qui mettrait en péril les nappes phréatiques de toute la région et qui arriverait de toute façon trop tard pour parer aux problèmes actuels, soit au mieux dans 10 ou 15 ans.» La députée ne croit pas au passage en force de la droite sur ce sujet: «Je suis une éternelle optimiste.»
Joindre ses forces sans perdre son identité
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