Barcelone - Madrid: La droite tente tout pour bloquer la gauche radicale
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Barcelone - MadridLa droite tente tout pour bloquer la gauche radicale

Comme ils l'avaient fait à Madrid, les conservateurs espagnols ont proposé aux autres partis d'empêcher l'arrivée de la gauche radicale à la mairie de Barcelone.

Ada Colau (à droite) a besoin de soutiens pour être élue.

Ada Colau (à droite) a besoin de soutiens pour être élue.

Ada Colau, une militante rendue célèbre par sa lutte contre les expulsions de familles incapables de rembourser leurs emprunts hypothécaires, a remporté les élections municipales dimanche à Barcelone avec 11 sièges, devant le maire sortant Xavier Trias, du parti conservateur nationaliste CiU. La majorité absolue étant de 21 sièges, Ada Colau, soutenue par la gauche radicale Podemos, a besoin d'alliances pour accéder à la mairie.

Pour l'en empêcher, le tête de liste aux municipales du Parti populaire au pouvoir en Espagne, Alberto Fernández Díaz, a ouvert la porte à une grande alliance pour freiner «la gauche la plus radicale». «Il y a une majorité alternative à la gauche radicale de Colau», a déclaré Alberto Fernández Díaz, précisant toutefois que son appui au CiU était conditionné à l'abandon du projet d'indépendance de la Catalogne défendu par le chef du CiU Artur Mas.

Cette majorité alternative serait formée, selon une source du PP, de CiU (11 sièges), des centristes anti-indépendantistes de Ciudadanos (5), des socialistes (4) et du PP (3). Mais cela semble «improbable», a ajouté cette source. Xavier Trias a reconnu jeudi que le PP lui avait offert son soutien pour accéder à la mairie et n'a pas écarté un accord.

Toutefois, quelques heures plus tard, il a reçu Ada Colau pour entamer le passage de témoin. «Il a montré qu'il donnait pour acquis que je serai la prochaine maire» de Barcelone, a déclaré Ada Colau à la presse, à l'issue de l'entretien. L'initiative du PP, minoritaire à Barcelone, ressemble à celle de la candidate du PP à la mairie de Madrid, Esperanza Aguirre. Celle-ci a proposé sans succès à l'opposition socialiste une alliance contre la candidate de la coalition Ahora Madrid, soutenue par le parti de gauche radicale Podemos. (afp)

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