La F1 des mers conçue dans les labos de l'EPFL

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La F1 des mers conçue dans les labos de l'EPFL

Les étudiants de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) lancent un défi à la pesanteur.

Grâce à sa poussée verticale, «Hydroptère.ch», un prototype de 12 m, survolera le Léman dès 2008. Objectif: battre le record de vitesse à la seule force du vent. Le trimaran high-tech devrait

atteindre plus de 90 km/h et doper les performances de son grand frère français, «L'Hydroptère». Cette bête de course de 24 m détient déjà le record de la traversée de la Manche.

Sorti des chantiers en 2008, le bateau pourra se soulever grâce au vent et effleurer les eaux du bout des ailes. Ce principe révolutionnaire lui permettrait d'atteindre les 50 noeuds (93 km/h), bien au-delà du record actuel.

Cette performance dépasserait celle de son grand frère, «L'Hydroptère», qui existe depuis une vingtaine d'années. C'est la formule 1 des bateaux à voile sur la mer. Il vogue à la vitesse de 40 noeuds (75 km/h), alors que ses homologues les plus rapides atteignent 35 noeuds (65 km/h).

«Hydroptère.ch» est le fruit d'une collaboration entre les équipes de l'EPFL et d'Hydroptère. Le banquier Thierry Lombard et l'industriel Patrick Firmenich soutiennent la collaboration. Le budget initial est de 25 millions de francs sur six ans.

L'EPFL apporte son expérience acquise avec le bateau «Alinghi» et l'avion solaire de Bertrand Piccard. Elle envisage de créer un centre de recherche pour tester le prototype «Hydroptère.ch» sur le Léman et améliorer l'original basé en mer.

Dominique Botti

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