Suisse - La facture des intempéries s’annonce déjà très salée
Publié

SuisseLa facture des intempéries s’annonce déjà très salée

Jusqu’à présent, les déclarations de pertes faites aux assurances cantonales s’élèvent à 450 millions de francs. Les assureurs veulent encourager les assurés à davantage de prévention.

Que ce soit à cause de l’eau ou de la grêle, les dégâts causés par les éléments naturels ces derniers jours sont très importants.

Que ce soit à cause de l’eau ou de la grêle, les dégâts causés par les éléments naturels ces derniers jours sont très importants.

Pol. NE

Tempête, inondations, chutes de grêle font la Une de l’actualité en ce moment. Mais une fois le calme revenu, place aux conséquences pour les assurances. L’Association des établissements cantonaux d’assurance (AECA), qui regroupe 18 assureurs de bâtiments en Suisse et qui assure 1,9 million de constructions, soit environ 70% de tout le bâti en Suisse, s’attend à devoir débourser 450 millions rien que pour les cas annoncés à ce jour rapporte la «NZZ am Sonntag». Pour le porte-parole de l’AECA, «la somme des dégâts de juillet dépassera celle de 2007. Ce n’est qu’en 2005 que le bilan a été encore plus désastreux».

Plusieurs raisons expliquent la situation actuelle. «Nous constatons que les phénomènes météorologiques extrêmes se multiplient» commente Frank Weingardt, chef du département prévention auprès de l’établissement cantonal argovien d’assurance. Même constat à Zurich, où on ajoute que les risques naturels se produisent à des intervalles plus courts et avec une plus grande intensité.

Agir de manière préventive

Si les événements naturels expliquent l’augmentation du montant des pertes, le boom de la construction au cours des dernières décennies augmente la vulnérabilité face aux dommages. Un exemple: les bâtiments sont construits de plus en plus profondément. «Dès lors, quand il pleut beaucoup, les caves et garages se remplissent» explique un expert. Par ailleurs, les habitations ont davantage de grandes fenêtres équipées de stores à lamelles. Ces équipements sont particulièrement sensibles au vent. En 2011, sur quelque 150 millions de dégâts, 35% étaient causés par des stores à lamelles.

Pour prévenir, en Argovie par exemple, les propriétaires qui n’ont pas encore connu de dégâts ont reçu un courrier de leur assurance bâtiment. On leur propose une consultation gratuite. «Mais le retour est faible. Nous obtenons de meilleurs résultats pour des personnes qui ont déjà eu les pieds mouillés», explique un responsable argovien. Mais attention: si quelqu’un qui a été informé contre les risques ne fait rien, son indemnisation en cas de sinistre peut être réduite, jusqu’à 100% dans certains cas.

(jbm)

Ton opinion