Actualisé

Canton de VaudLa faillite de Swiss Space System est entrée en vigueur

La société basée à Payerne a retiré son recours, activant de fait la faillite définitive.

Pour Pascal Jaussi, S3, c'est désormais terminé.

Pour Pascal Jaussi, S3, c'est désormais terminé.

Keystone

La faillite de Swiss Space System Holding SA (S3) est définitive. La société basée à Payerne (VD) a retiré son recours, a fait savoir mardi le Tribunal cantonal vaudois.

A la suite de ce retrait, le président de la Cour des poursuites et faillites a indiqué que la faillite de S3 prenait effet le lundi 16 janvier à 16h15, précise le communiqué de presse du tribunal.

Projet mirobolant

Le 14 décembre, le Tribunal d'arrondissement de la Broye et du Nord vaudois avait déclaré la faillite de la société aérospatiale qui fait l'objet de nombreuses poursuites dépassant les 7 millions de francs. S3 voulait lancer des minisatellites à partir d'une navette emmenée sur le dos d'un avion. La société comptait également organiser des vols en apesanteur.

Avec cet épisode se clôt un chapitre d'une saga encore remplie de zones d'ombre. Lancée en 2013, la société S3 et son patron Pascal Jaussi ont commencé par séduire et enthousiasmer loin à la ronde.

Retrait de Dassault

Dassault Aviation a apporté son soutien. Mais lorsque ce «grand industriel» s'est retiré deux ans plus tard, «nous nous sommes retrouvés vulnérables», explique alors dans la presse Pascal Jaussi.

Fin août 2016, Pascal Jaussi fait de nouveau la Une des médias. Il affirme avoir été très violemment agressé dans les bois d'Aumont (FR). L'enquête est toujours en cours.

Grosses difficultés

Dans la foulée de ce tabassage, les révélations se succèdent sur les difficultés financières de S3, avec des informations partielles de la part de Swiss Space System sur ses possibilités de trouver un nouvel apport considérable d'argent pour sauver la société.

Finalement à la mi-décembre, le Tribunal civil de la Broye et du Nord vaudois prononce la faillite de S3 en révoquant l'ajournement qui avait été accordé. Pascal Jaussi dépose ensuite un recours contre cette décision en arguant notamment qu'il ne voulait rien révéler de ses affaires devant la presse lors d'une audience. Il exigeait le huis clos.

Zones d'ombre

Si le retrait du recours signifie une faillite définitive, des éléments restent encore sans réponse. Outre l'enquête pénale sur l'agression, l'engouement général envers cette société demeure difficile à expliquer. Le canton de Vaud a par exemple octroyé encore en août 2015 500'000 francs pris sur le Fonds de lutte contre le chômage pour payer les salaires et continuer à chercher des investisseurs. (nxp/ats)

(NewsXpress)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!