Drame de Francfort: La famille était sur le chemin des vacances

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Drame de FrancfortLa famille était sur le chemin des vacances

La soeur du petit garçon tué lundi a appris la nouvelle de sa mort alors qu'elle était sur une aire d'autoroute. Elle devait rejoindre sa famille en Autriche.

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fss/szu
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L'Erythréen suspecté d'avoir poussé un enfant de huit ans et sa mère devant un train lundi à Francfort suivait un traitement psychiatrique, selon la police zurichoise.

L'Erythréen suspecté d'avoir poussé un enfant de huit ans et sa mère devant un train lundi à Francfort suivait un traitement psychiatrique, selon la police zurichoise.

Lors d'une conférence de presse organisée mardi à Zurich, les représentants de la police cantonale et du ministère public ont confirmé que l'homme était domicilié dans le canton. Il est arrivé en Suisse en 2006 et possédait un permis C, qui lui a été accordé en 2011.

Lors d'une conférence de presse organisée mardi à Zurich, les représentants de la police cantonale et du ministère public ont confirmé que l'homme était domicilié dans le canton. Il est arrivé en Suisse en 2006 et possédait un permis C, qui lui a été accordé en 2011.

Jeudi dernier, la police cantonale a dû intervenir au domicile de cet homme à Wädenswil (ZH) suite à un appel de sa femme. Quand les agents sont arrivés sur place, il avait déjà pris la fuite.

Jeudi dernier, la police cantonale a dû intervenir au domicile de cet homme à Wädenswil (ZH) suite à un appel de sa femme. Quand les agents sont arrivés sur place, il avait déjà pris la fuite.

L'enfant de 8 ans et sa mère, poussés devant un train en marche à la gare de Francfort-sur-le-Main lundi, étaient sur le chemin des vacances d'été. C'est en Autriche que mère et fils devaient rejoindre le troisième membre de la famille. L'aînée, âgée de 12 ans, souhaitait faire le chemin en voiture avec la meilleure amie de sa mère.

«La fille s'est effondrée»

Vers 14 heures lundi, la conductrice a été contactée par téléphone. En ligne, la police a demandé à l'amie de la famille, alors près de la forêt de Sindelfingen dans la région de Stuttgart, de s'arrêter sur une aire de repos.

Avec l'aide d'un pasteur, les autorités ont annoncé la terrible nouvelle. Selon un ami de la famille, la jeune fille se serait complètement effondrée: «Ses grands-parents sont venus immédiatement de Leipzig et ont pris soin d'elle» Quant à l'état de santé de la mère, il n'est pas encore connu. «Nous ne pouvons donner aucune information à ce sujet», a annoncé le parquet allemand.

Recherché en Suisse avant le drame

Pour rappel, l'auteur de l'homicide avait enfermé sa femme et ses enfants de 1, 3 et 4 ans, dans leur appartement de Wädenswil (ZH), quatre jours avant de commettre l'irréparable. Il avait également menacé une voisine avec un couteau.

Dans la ligne de mire de la police à la suite de cet acte de violence, l'homme de 40 ans a tout de même pu se rendre en Allemagne. Lors d'une conférence donnée mardi devant la presse, la police zurichoise a affirmé que le fugitif était uniquement recherché dans le pays, mais qu'aucun avis de recherche n'avait été transmis en Europe. «Nous n'avions absolument aucune preuve qu'il pouvait se rendre à l'étranger, a déclaré Werner Schmid, chef de la police régionale. Des cas de violence domestique se produisent plusieurs fois par jour.»

L'Allemagne demande des explications

Le ministre allemand de l'Intérieur, Horst Seehofer, s'est interrogé devant les médias sur les raisons pour lesquelles l'Allemagne n'était pas au courant des recherches en Suisse. Il a souligné qu'il faudrait davantage harmoniser le système de recherche européen. «S'il y avait eu une recherche internationale et qu'il avait été contrôlé à la frontière, nous l'aurions attrapé», a, à son tour, déclaré le président de la police fédérale allemande, Dieter Romann.

Une escalade incroyablement rapide

Le criminologue zurichois Dirk Baier a déclaré: «Généralement, les avis de recherche sont lancés dans toute l'Europe lorsqu'un crime grave a été commis, telle une tentative de meurtre. Or dans ce cas précis, une enquête a été ouverte pour une affaire de violence domestique.

Selon lui, il est extrêmement rare pour un auteur d'homicide de commettre un acte aussi grave quelques jours après avoir commis une infraction plus légère.» En raison de cette escalade de violence extrêmement rapide, l'acte d'A. était difficilement prévisible.

«Il est important de traiter les dossiers au cas par cas et d'en tirer des enseignements nécessaires», continue Dirk Baier. Malheureusement, il y a des milliers de cas de violences domestiques chaque année. Dans la majorité des cas, l'action seule de la police permet d'y mettre fin.»

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