Berne: La fausse bonne affaire pour un vol Swiss

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BerneLa fausse bonne affaire pour un vol Swiss

Un Américain a payé 800 francs pour un vol Rangoon (Birmanie) - Toronto (Canada) en première classe. Mais la compagnie a annulé son billet à cause d'une «erreur survenue dans leur offre».

par
Kian Ramezani/Olivia Fuchs
Voici à quoi ressemble la première classe chez Swiss.

Voici à quoi ressemble la première classe chez Swiss.

En septembre dernier, Nicholas Kralev est tombé sur une offre très alléchante sur le site de Swiss. La compagnie proposait un vol en première classe de la Birmanie au Canada pour seulement 807 francs. Le journaliste américain n'a pas hésité longtemps et a réservé le vol. Tout semblait avoir bien fonctionné: il a rapidement reçu une confirmation de réservation par e-mail et sa carte de crédit a également été débitée correctement. Mais, une semaine plus tard, la compagnie aérienne lui a envoyé un mail lui expliquant que son billet dégriffé n'était pas valable à cause d'une erreur. Aucune information supplémentaire n'a été communiquée.

Nicholas Kralev pense que le cours de change pourrait en être la cause. En effet, le Gouvernement birman a instauré, pour la première fois en avril, un taux de change flexible pour sa devise nationale, le Kyat. La compagnie aurait peut-être tout simplement oublié d'adapter ses prix. Mais l'Américain attend toujours une réponse de Jacqueline Pash, porte-parole de Swiss aux USA.

«C'est quand même pas aux clients d'être au courant des fluctuations des taux de change», a écrit le journaliste, visiblement énervé, dans une lettre adressée à la compagnie aérienne. Reste que, selon le droit suisse, un fournisseur peut refuser de vendre ses offres au prix indiqué si celui-ci se trouve bien en-dessous de son prix réel, à cause d'une erreur. «Les prix beaucoup trop bas pour les vols en première classe de Rangoon à Toronto ne sont pas la faute de Swiss», explique Myriam Ziesack, porte-parole de la compagnie aérienne à Zurich. Une enquête interne aurait été ouverte. Mais, selon les premières informations, il s'agirait d'une erreur commise par une entreprise tierce qui aurait publié le faux prix. Myriam Ziesack a ajouté que le montant correct pour ce vol se situe en réalité autour de 16'000 francs, soit 20 fois plus que le prix payé par Nicholas Kralev.

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