Berne: La FedPol a usé de moyens dignes du FBI contre des militants proclimat

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BerneLa FedPol a usé de moyens dignes du FBI contre des militants proclimat

Des membres pour le climat avaient publié un appel à la grève militaire pendant le semi-confinement. De nouvelles révélations montre que cet acte est sévèrement réprimandé par le Ministère public de la Confédération (MPC) et la Police fédérale (Fedpol).

Les militants de la Grève pour le climat manifestent régulièrement dans les rues.

Les militants de la Grève pour le climat manifestent régulièrement dans les rues.

Odile Meylan

Perquisitions, saisie de matériel informatique, utilisation de logiciels similaires à ceux du FBI… Le traitement de l’affaire de la Grève militaire n’avait pas dévoilé tout son lot de surprises. En effet, la Fedpol et le magistrat Marco Renna ont sorti l’artillerie lourde pour retrouver les auteurs, nous révèle 24 Heures, malgré le peu d’éléments de preuve disponible. Les trois prévenus seront convoqués à Berne cet été pour une nouvelle audition. Deux d’entre eux affirment n’avoir rien à voir avec cette publication, leur seul lien étant leur appartenance à la Grève pour le climat.

À Berne, les élus verts et socialistes fustigent des pratiques qu’ils considèrent comme «une atteinte à la liberté d’expression». La jeunesse socialiste vaudoise a par ailleurs été visée par la surveillance fédérale, que la section suisse dénonce comme étant «un acte grave d’espionnage d’un parti politique d’opposition». D’autres se félicitent de la procédure. L’avocat valaisan et UDC Jean-Luc Addor a mis beaucoup d’énergie pour qu’une enquête soit enclenchée, toujours selon 24 Heures. Le politicien, également capitaine d’infanterie, affirme qu’un appel à la grève militaire constitue «une incitation à la violation des devoirs militaires qui n’est pas un délit d'opinion mais une forme d’instigation à la mutinerie.»

(jem)

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