Actualisé 09.12.2018 à 13:33

Gianni Infantino

«La FIFA est solide, forte, transparente»

Invité de «Téléfoot» dimanche, le président Gianni Infantino a défendu l'image de la Fédération internationale qui, selon lui, a changé depuis son arrivée.

de
Sport-Center
Gianni Infantino était l'invité de «Telefoot» dimanche.

Gianni Infantino était l'invité de «Telefoot» dimanche.

Keystone

Gianni Infantino était l'invité de l'émission «Téléfoot» dimanche sur «TF1». La chaîne française a ressorti pour l'occasion un discours du président de la FIFA tenu le 26 février 2016 lors de son élection. Gianni Infantino y disait ceci: «La FIFA a passé des moments tristes, durs. Des moments de crise. Mais c'est fini maintenant. On va faire en sorte qu'on puisse à nouveau se concentrer sur ce magnifique jeu qu'est le football.»

Près de trois ans après, l'image de la FIFA dans le monde est-elle meilleure? «Je pense que oui», a répondu l'Italo-Suisse de 48 ans. «Mais évidemment, ce n'est pas à moi de juger, car je ne suis peut-être pas tout à fait objectif», a-t-il souri avant de défendre son bilan. Il y a trois ans, «l'organisation était taxée de corrompue, mafieuse, toxique. Personne ne voulait s'en approcher. Or aujourd'hui nous sommes par exemple invités au G20 pour parler football avec les leaders des vingt pays les plus puissants au monde. Ça montre quand même que la FIFA est aujourd'hui une organisation solide, forte, transparente. On a mis en place des réformes, on a fait beaucoup de choses. Je pense que ça commence à porter ses fruits.»

«Où allait cet argent avant?»

Gianni Infantino a expliqué ensuite que la FIFA connaissait désormais l'origine de chaque franc qui entrait en son sein et la destination de chaque franc qui en sortait. «On a multiplié par quatre les fonds de développement pour le foot dans le monde avec les mêmes revenus, donc la question qu'il faudrait se poser, c'est où allait cet argent avant? Malheureusement, on le sait. Aujourd'hui il va dans le football.»

Interrogé enfin sur les révélations des Football Leaks, selon lesquelles lorsqu'il était numéro 2 de l'UEFA, Gianni Infantino aurait allégé des sanctions visant le PSG et Manchester City dans le cadre du fair-play financier, le boss de la FIFA a répliqué en taclant encore la gestion de ses prédécesseurs: «Dans le passé, quand on hackait les e-mails, on trouvait des millions qui disparaissaient. Aujourd'hui, on ne trouve rien de tout ça. Parce qu'on a tout.» Il a ensuite argumenté sur le fond, en expliquant que dans les règles du fair-play financier, il était marqué «expressément» qu'il fallait passer des accords avec les clubs car l'idée n'était pas de les tuer mais de les assainir.

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