Football - Dopage: La FIFA utilisera le passeport biologique

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Football - DopageLa FIFA utilisera le passeport biologique

La FIFA a fait savoir qu'elle utiliserait le passeport biologique des joueurs à la Coupe des confédérations 2013 et à la Coupe du monde 2014 pour lutter contre le dopage.

Si le président de l'AMA, John Fahey, estimait mardi que le foot pouvait «faire plus contre le dopage» et se demandait pourquoi ce sport n'utilisait pas un «outil très efficace» comme le passeport biologique, les responsables de la FIFA ont tenté de lui démontrer le contraire en le recevant jeudi au siège de l'organisation à Zurich.

Après avoir fait des essais ces deux dernières années, l'instance dirigeante du foot mondial entend introduire le système du passeport pour la Coupe des Confédérations en juin en 2013 puis au Mondial-2014 au Brésil, «où des contrôles en et hors compétition seront menés sur tous les joueurs».

«La FIFA a été la première organisation internationale d'un sport d'équipe à mettre en place des profils longitudinaux», a souligné Michel D'Hooghe, président de la commission médicale de la Fédération.

«Nous avons testé cela à la Coupe du monde des clubs en 2011 et 2012, et nous continuerons lors de la Coupe des Confédérations en 2013 avec des contrôles sanguins inopinés durant les camps d'entraînement et les matches», a ajouté le médecin belge. Et c'est notre engagement d'avoir un passeport biologique pour tous les joueurs participant à la Coupe du monde 2014.»

Contrairement à un contrôle antidopage classique qui s'attache à détecter une substance interdite dans les urines ou le sang d'un athlète, le passeport biologique a pour but de mettre en évidence le dopage en observant ses effets sur l'organisme.

Lors des tests antidopage, les valeurs de certains paramètres biologiques comme l'hématocrite ou le taux de jeunes globules rouges sont mesurées et consignées dans un document électronique, permettant de dresser un profil propre à chaque athlète. Ce sont les éventuelles variations de ce profil dans le temps qui permettent de soupçonner le recours au dopage.

Le passeport biologique que la FIFA entend lancer comprendra non seulement un volet sanguin, dans le but de déceler les effets des transfusions sanguines ou de l'EPO et autres produits permettant d'améliorer l'endurance, mais aussi un volet stéroïdien, qui se base sur la mesure des stéroïdes anabolisants et androgènes excrétés dans les urines comme la testostérone.

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