La filiale russe de Google envisage de déposer le bilan
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MoscouLa filiale russe de Google envisage de déposer le bilan

Google Russie est poussé à la faillite, les autorités russes ayant saisi le compte bancaire de la filiale du géant américain.

Google avait déjà mis en pause la grande majorité de ses opérations commerciales en Russie depuis le début du conflit en Ukraine en février.

Google avait déjà mis en pause la grande majorité de ses opérations commerciales en Russie depuis le début du conflit en Ukraine en février.

AFP

Nouvelle étape dans les tensions entre le Kremlin et Google. La filiale russe du géant de Mountain View a annoncé son intention de déposer le bilan, après que les autorités russes ont saisi son compte bancaire. «La saisie du compte bancaire de Google Russie par les autorités russes a rendu impossible le fonctionnement de notre bureau en Russie, notamment l’embauche et le paiement des employés basés en Russie, le paiement des fournisseurs et des vendeurs, et le respect d’autres obligations financières», a déclaré un porte-parole de Google à Reuters.

L’agence explique que la branche russe de la filiale du groupe Alphabet est sous pression en Russie depuis des mois. Google, qui s’était vu infliger en avril une amende de près de 130’000 francs par un tribunal russe, est accusé de ne pas avoir supprimé des contenus liés à la guerre en Ukraine jugés illégaux par Moscou. Le Kremlin reproche aussi à l’entreprise américaine d’avoir restreint l’accès à certains médias russes sur YouTube.

La Russie a promis début avril des représailles après la fermeture du compte YouTube de la chambre basse du Parlement russe. De nombreuses chaînes de médias pro-Kremlin et d’officiels russes y ont également été bloquées. Le gendarme russe des télécoms, Roskomnadzor, a taxé en mars Google et YouTube d’activités «terroristes», préfigurant un possible blocage en Russie du site comme l’ont été Twitter, Instagram et de nombreux médias indépendants depuis l’offensive en Ukraine. Les autorités russes ont vivement renforcé l’arsenal juridique pour contrôler la communication sur le conflit, menaçant de jusqu’à 15 ans de prison ceux qui diffusent de «fausses informations» sur l’armée russe.

Malgré la décision forcée de Google, ses services gratuits, entre autres son moteur de recherche, YouTube, Gmail, Google Maps, Android et la boutique Google Play, resteront disponibles pour les utilisateurs russes, a précisé la firme.

(man/afp)

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