Commission du conseil national: La fin du service militaire obligatoire n'est pas pour demain
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Commission du conseil nationalLa fin du service militaire obligatoire n'est pas pour demain

L'idée d'un service militaire volontaire ouvert tant aux hommes qu'aux femmes ne semble pas près de se concrétiser.

Par 17 voix contre 7, la commission de la politique de sécurité du National refuse de changer les règles du jeu comme suggéré par Maria Roth Bernasconi.

La socialiste genevoise prône l'abolition de l'obligation générale de servir au nom de l'égalité entre les sexes. A ses yeux, réserver ce devoir aux hommes est contraire au principe ancré dans la constitution et freine l'intégration par l'armée du changement social qui en découle.

Mme Roth Bernasconi est toutefois opposée à l'extension aux femmes de l'obligation de servir, car cette solution serait peu populaire vu les nombreuses personnes ne souhaitant pas aller sous les drapeaux et aboutirait à une armée disproportionnée. Mieux vaut donc, d'après elle, donner la possibilité à toutes les personnes, pour autant qu'elles le souhaitent, d'effectuer un service militaire ou civil.

Menace pour l'armée

Cette analyse n'a pas convaincu la commission, pour qui le système en vigueur a fait ses preuves. Le nouveau concept de recrutement introduit avec Armée XXI a même permis d'améliorer la situation, a-t-elle estimé mercredi dans un communiqué.

L'obligation générale de servir constitue en outre un élément clé du principe de l'armée de milice. «Une suppression ouvrirait une boîte de Pandore et constituerait un pas en direction de l'abolition du système de milice et par conséquent de l'abolition de l'armée», s'est inquiété la majorité.

Une minorité défendra cette initiative parlementaire devant le Conseil national. Un système basé sur le volontariat permettrait de réduire les coûts pour l'économie et augmenterait sensiblement le degré de motivation des militaires, selon elle. (ats)

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