Suisse: La formule magique pour devenir conseiller fédéral
Actualisé

SuisseLa formule magique pour devenir conseiller fédéral

On connaîtra mercredi qui seront les nouveaux ministres. Jusqu'ici, les statistiques montrent que les élus étaient plutôt issus du sérail, réformés et du signe du Bélier.

par
cht
Qui siégera au Conseil fédéral en 2019? Réponse mercredi.

Qui siégera au Conseil fédéral en 2019? Réponse mercredi.

Keystone

Mercredi, l'Assemblée fédérale va élire les successeurs de Johann Schneider-Ammann et Doris Leuthard au Conseil fédéral. Deux femmes devraient être élues, ce qui serait une première. Jamais deux représentantes du sexe féminin n'ont encore été choisies simultanément au sein du gouvernement, souligne lundi le Blick. Le journal s'est amusé à analyser les caractéristiques des ministres élus jusqu'ici depuis l'introduction de la formule magique en 1959.

D'abord, souligne le quotidien, il faut être marié. En effet, 46 des 48 conseillers fédéraux élus avaient la bague au doigt au moment de leur élection. Et près de 80% d'entre eux avaient des enfants. Mais les temps changent. Aujourd'hui, la PLR Karin Keller-Sutter, archi-favorite, est mariée mais n'a pas d'enfant, tout comme la candidate uranaise PDC Heidi Z'Graggen. Et sa rivale valaisanne, Viola Amherd, n'est non seulement pas mariée, mais n'a en outre pas d'enfants.

Les Bélier en force au Conseil fédéral

Autre caractéristique étonnante: ceux qui sont nés durant le premier semestre d'une année ont plus de chance de devenir ministre. Depuis 1959, 56% des élus fêtent leur anniversaire durant les premiers mois de l'année. Détail amusant: ce sont les personnes nées sous le signe du Bélier, à l'image d'Alain Berset et Ignazio Cassis, qui sont majoritaires au sein des élus. Mais si Heidi Z'graggen et Hans Wicki sont élus, la majorité basculerait dans le camp des Verseaux. Quant à Karin Keller-Sutter, elle est Capricorne et Viola Amherd Gémeaux.

Mieux vaut avoir commencé tôt sa carrière politique pour être élu, note aussi le Blick. En effet, les conseillers fédéraux ont démarré en moyenne à l'âge de 32 ans. Et plus de la moitié ont gravi les échelons classiques: d'une élection au niveau de la commune, puis au canton et ensuite au Parlement à Berne.

Majorité de réformés

Et justement, avoir siégé en tant que parlementaire semble être crucial pour devenir conseiller fédéral. En effet, mis à part 6 candidats, tous les autres ministres élus étaient issus du sérail depuis 1959. Plus de 80% d'entre eux étaient en outre titulaires de diplômes d'études supérieures, 20 étaient détenteurs d'un titre de docteur et quatre étaient même des professeurs.

Le Blick s'est aussi penché sur la religion des élus. La majorité, soit 27 sur 48, étaient des réformés tandis que 18 candidats étaient catholiques. La Genevoise Ruth Dreifuss est la seule personne de confession juive à avoir été élue. A noter que seuls deux élus étaient déclarés athées, dont l'actuelle ministre Simonetta Sommaruga.

La formule magique, c'est quoi?

C'est la formule tacite et qui ne repose sur aucune loi qui répartit les sept sièges du Conseil fédéral entre les quatre principaux partis politiques en fonction de leur force électorale. Elle respecte aussi l'équilibre linguistique national en attribuant quatre sièges aux germanophones et trois aux Latins. But: représenter le plus fidèlement l'électorat suisse.

La formule magique a été utilisée pour la première fois en 1959. A l'époque, elle accordait deux sièges au parti socialiste (gauche), deux au parti radical (droite) deux au parti démocrate-chrétien (centre) et un à l'UDC (droite dure).

modifiée en 2003. Le PDC a alors perdu un siège au profit de l'UDC, qui est devenu le plus gros parti en Suisse.

Ton opinion