05.06.2020 à 06:01

Solidarité

La forte demande met les associations sous pression

Les bénévoles sont fortement sollicités pour venir en aide aux personnes fragilisées par la crise du coronavirus. Comme lors de l’opération «Caddie pour tous», une récolte de vivres et de produits de première nécessité en Suisse romande.

de
Valentina San Martin
Keystone

La crise économique provoqué par la pandémie du coronavirus amplifié la misère sociale en Suisse. Beaucoup de structures d’aide ont ainsi été sollicitées avec parfois une forte augmentation des besoins en denrées alimentaires. Les images de centaines de personnes faisant la la queue chaque samedi à Genève ont marqué les esprits.

Au niveau romand, un opération de solidarité, appelée «Caddies pour tous» a vu le jour dans le cadre de l’émission «Chacun pour Tous» de la RTS. Ils s’agit de récolter un maximum de produits alimentaires et d’hygiène pour ensuite les redistribuer à des personnes en situation de précarité.

Et la logistique dans tout ça?

Une centaine d’associations ou de fondations sont associées à cette initiative. Cependant, les bénévoles ont-ils les épaules assez larges pour mener cette mission à bien? Au début du mois de mai, l’association genevoise la Caravane de Solidarité, s’était retrouvée débordée suite à la forte demande.

Pour Emilie Moeschler, responsable de la Maison de quartier de Chailly à Lausanne, qui participe à l’action, le contexte n’est pas le même: «Nous avons des personnes qui vont faire les courses et les déposent ensuite à la Maison de quartier. Cela permet de compléter les livraisons de Table Suisse. Puis, nous procédons au compte-gouttes. C’est-à-dire qu’il y a des plages horaires à respecter pour venir chercher ses denrées. La Maison de quartier n’est pas un point central où il y a une file d’attente.» Emilie Moeschler imagine que les besoins vont sans doute continuer à émerger. Mais elle est confiante: si tel était le cas, il y aura davantage de distributions, sans oublier que les autres maisons de quartiers peuvent également être sollicitées.

Faire au fur et à mesure

Anne-Laure Gausseron, membre de la Congrégation du Grand-Saint-Bernard, a organisé la récolte de denrées au sein de la paroisse catholique de Martigny (VS) pour ensuite les redistribuer à l’association Tables du Rhône. Pour elle, il ne s’agit pas de faire preuve d’une efficacité sans faille, mais plutôt de fédérer les gens autour d’un projet commun: «On l’a vu pendant la pandémie, l’imprévu a une grande place dans nos vies et on doit faire avec. Pour le moment, nous sommes une cinquantaine de bénévoles et on fait au fur et à mesure. À mon avis, il ne faut pas être animé par la peur d’être pris de court, sinon on ne fait rien».

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64 commentaires
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Robert

05.06.2020 à 09:53

L'enfer est pavé de bonne intention.

Lopet de Vegas

05.06.2020 à 09:17

La plus part des critiques émanent de types qui n’ont aucunes idées du sujet. Non, pas besoin d’être illégal pour être aidé. Non, personne ne paie des taxes pour aider ces pauvres, les aliments viennent de dons... et encore non, il n’y a pas de profiteurs... faire cinq heures de queue pour un cabaret à cinquante francs ce n’est pas rentable.... cessez de médire et soyez constructif

Un uie trite

05.06.2020 à 09:10

Ils sont aussi bénévoles les patrons de PME, les expats et les employés d'ONG qui exploitent ces gens ?