Afghanistan: La France annonce l'envoi de moyens supplémentaires
Actualisé

AfghanistanLa France annonce l'envoi de moyens supplémentaires

Les députés français ont largement approuvé lundi le maintien des forces françaises en Afghanistan.

Paris a annoncé le même jour un renforcement de son dispositif sur place, alors que l'équipement des soldats tombés dans une embuscade fait l'objet d'une polémique.

Le maintien des troupes a été approuvé par 343 voix contre 210. Le groupe UMP, parti du président Nicolas Sarkozy, a voté massivement pour. L'opposition socialiste a voté contre la poursuite de l'engagement. Un vote similaire devait avoir lieu en soirée au Sénat, où la droite est également largement majoritaire.

Au cours du débat, le Premier ministre François Fillon a annoncé l'envoi dans quelques semaines de moyens militaires supplémentaires en Afghanistan, à savoir des hélicoptères, des drones, des moyens d'écoute et des mortiers. Ce matériel sera servi par une centaine d'hommes.

«Le président de la République et le gouvernement ont tiré les enseignements» de l'embuscade des talibans qui, le 18 août, a coûté la vie à 10 soldats français, près de Kaboul, a assuré François Fillon.

Pas une guerre contre les Afghans

Répondant aux socialistes qui exigent une redéfinition de la stratégie française, il a insisté qu'un calendrier de retrait des troupes françaises ferait «le jeu de nos adversaires».

Exposant une «vérité difficile», le chef du gouvernement n'a pas exclu de «probables pertes» à l'avenir dans une mission «légitime» axée sur la formation de l'armée afghane (»afghanisation») et la reconstruction «rapide» du pays.

«Les Français doivent savoir que nous ne sommes nullement en guerre avec le peuple afghan, mais que nos troupes peuvent être engagées ou impliquées dans des opérations de guerre», a-t-il dit. «Elles sont sur place pour assurer notre sécurité collective en faisant en sorte que l'Afghanistan ne redevienne pas le sanctuaire du terrorisme international», a-t-il affirmé.

Soldats sous-équipés?

Le Premier ministre a par ailleurs dénoncé «le mensonge et la désinformation» au sujet de l'embuscade du 18 août. Il faisait référence à un compte-rendu d'un officier de l'OTAN pointant l'impréparation des soldats français.

Evoquant «un compte rendu à chaud qui ne recoupe pas les informations complètes que nous avons recueillies», le chef du gouvernement a démenti ses critiques sur le manque de munitions et de moyens de communication des militaires.

Ce document a été publié dimanche par le journal canadien «Globe and Mail» et a suscité des interrogations sur l'équipement des forces françaises. Le texte affirme notamment que les soldats avaient dû cesser le combat au bout de 90 minutes, faute de munitions.

«Les forces engagées dans les combats du 18 août ont toujours été en mesure de riposter aux tirs de leurs adversaires. Plus de trois tonnes de munitions supplémentaires ont été acheminées durant les combats à cette fin», a assuré le Premier ministre, affirmant également que les moyens de communication n'avaient «pas manqué».

Population réticente

La presse française soulignait lundi que ces révélations n'aideraient pas à convaincre «une opinion publique naturellement réticente» à l'opération en Afghanistan. Les Français se prononcent à 62% pour le retrait des Français, selon un sondage BVA réalisé à la mi-septembre.

La France, qui participe à la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) de l'OTAN et à l'opération américaine Enduring Freedom, a déployé 2600 hommes en Afghanistan même, et quelque 700 autres dans les pays voisins et dans l'océan Indien. Depuis octobre 2001, Paris a perdu 24 militaires dans ce pays.

(afp)

Les députés ont approuvé lundi par 343 voix contre 210 la prolongation de l'intervention des troupes françaises en Afghanistan. L'UMP et le Nouveau centre ont voté pour, l'ensemble de la gauche contre. (ap)

Les députés ont approuvé lundi par 343 voix contre 210 la prolongation de l'intervention des troupes françaises en Afghanistan. L'UMP et le Nouveau centre ont voté pour, l'ensemble de la gauche contre. (ap)

Les députés ont approuvé lundi par 343 voix contre 210 la prolongation de l'intervention des troupes françaises en Afghanistan. L'UMP et le Nouveau centre ont voté pour, l'ensemble de la gauche contre. (ap)

Les députés ont approuvé lundi par 343 voix contre 210 la prolongation de l'intervention des troupes françaises en Afghanistan. L'UMP et le Nouveau centre ont voté pour, l'ensemble de la gauche contre. (ap)

Les députés ont approuvé lundi par 343 voix contre 210 la prolongation de l'intervention des troupes françaises en Afghanistan. L'UMP et le Nouveau centre ont voté pour, l'ensemble de la gauche contre. (ap)

Ton opinion