Panama papers: La France appelle l'OCDE à suivre sa décision
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Panama papersLa France appelle l'OCDE à suivre sa décision

Paris a mis le petit Etat sur la liste des paradis fiscaux. Michel Sapin souhaite que les pays de l'OCDE en fassent de même.

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Il y a un an éclatait le scandale des Panama Papers. Le point sur l'affaire. (Vendredi 31 mars 2017)

Il y a un an éclatait le scandale des Panama Papers. Le point sur l'affaire. (Vendredi 31 mars 2017)

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Le Panama est «prêt à commencer» en 2018 l'échange automatique d'informations pour contrer la fraude fiscale internationale, a annoncé vendredi sa vice-présidente Isabel de Saint Malo (ici). Il demande à être retiré de la liste française des paradis fiscaux. (Image d'archive)

Le Panama est «prêt à commencer» en 2018 l'échange automatique d'informations pour contrer la fraude fiscale internationale, a annoncé vendredi sa vice-présidente Isabel de Saint Malo (ici). Il demande à être retiré de la liste française des paradis fiscaux. (Image d'archive)

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Les actifs des banques basées au Panama ont dépassé en 2016 les 120 milliards de dollars, un montant record atteint en dépit du scandale des Panama Papers. (Jeudi 16 mars 2017)

Les actifs des banques basées au Panama ont dépassé en 2016 les 120 milliards de dollars, un montant record atteint en dépit du scandale des Panama Papers. (Jeudi 16 mars 2017)

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La France appelle l'OCDE (Organisation pour la coopération et le développement économiques) à réinscrire le Panama sur sa liste des paradis fiscaux, a indiqué mercredi le ministre français des Finances. Paris a déjà décidé d'en faire autant sur sa «liste noire» nationale.

«Il ne faut pas qu'on soit tout seuls, il faut que ce soit un mouvement général. C'est pourquoi j'ai souhaité aussi que l'OCDE (...) se réunisse (...) pour que la même décision soit prise par l'ensemble des pays concernés», a déclaré Michel Sapin sur Europe 1.

«À ce moment-là, franchement, le Panama ne fera peur à personne», a-t-il précisé. La France a annoncé mardi son intention de réinscrire le Panama sur la «liste noire» des pays non coopératifs en matière fiscale dans le sillage des révélations de la publication des «Panama Papers».

«Pas intimidé»

Le ministre des Finances a par ailleurs souligné qu'il n'était pas intimidé par les menaces de représailles mises en avant par les autorités panaméennes.

Alors que celles-ci avaient promis fin 2015 de mettre en place l'échange automatique d'informations bancaires et fiscales, «rien n'a bougé depuis et c'est la raison pour laquelle nous avons décidé de réinscrire le Panama sur cette liste», a expliqué Michel Sapin. La France avait retiré le Panama de la liste des paradis fiscaux le 1er janvier 2012. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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