Actualisé 15.08.2017 à 22:53

MaliLa France condamne les attaques contre l'ONU

Neufs personnes dont un Casque bleu sont mortes lors de deux attaques distinctes menées contre la mission de l'ONU au Mali.

Des Casques bleus ont été également blessés lors de l'attaque, mais les six terroristes ont été neutralisés», a déclaré à l'AFP, une source au sein de la mission de l'ONU au Mali à Tombouctou. (Photo d'archives)

Des Casques bleus ont été également blessés lors de l'attaque, mais les six terroristes ont été neutralisés», a déclaré à l'AFP, une source au sein de la mission de l'ONU au Mali à Tombouctou. (Photo d'archives)

AFP

La France a condamné mardi «avec la plus grande fermeté» les deux attaques perpétrées la veille contre la force de l'ONU au Mali (Minusma). Elles ont coûté la vie à neuf personnes.

«La France réaffirme son plein soutien à l'action de la Minusma et sa détermination à lutter contre le terrorisme et pour la stabilité du Mali et du Sahel, avec ses partenaires de la région», a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

Des hommes armés ont attaqué lundi une base de la Minusma à Tombouctou, dans le nord du Mali. D'après un bilan communiqué par l'ONU, l'attaque a fait sept morts - cinq gardes de sécurité de la Minusma, un gendarme malien et un agent civil contractuel de la mission de l'ONU. Les six assaillants ont été abattus.

«La Minusma a réagi immédiatement en déployant une force de réaction rapide destinée à sécuriser le quartier général de la Mission et des hélicoptères d'attaque pour traquer d'éventuels assaillants», a dit la Mission de l'ONU au Mali dans un communiqué.

Pas de revendications

Un peu plus tôt dans la journée, deux hommes avaient ouvert le feu sur des soldats maliens et des Nations unies à Douentza, dans la région centrale de Mopti. Un casque bleu togolais, un soldat malien et les deux assaillants sont morts au cours de l'attaque.

Les deux attaques n'ont pas été revendiquées, mais les forces nationales et internationales sont régulièrement prises pour cibles par les groupes djihadistes armés. Plus de 100 casques bleus ont été tués depuis la création de la Minusma en 2013.

«Unis» face au terrorisme

Revenant sur ces attaques (9 morts) et sur l'attentat dimanche au Burkina Faso (18 morts), l'ambassadeur malien à l'ONU, Issa Konfourou, a souligné que «ces actes criminels soulignent l'importance et l'urgence» de créer une force conjointe entre pays du Sahel «avec l'appui de la communauté internationale».

Depuis l'acte de constitution de cette force début juillet, des «progrès considérables ont été réalisés». Le Mali appelle toutefois «tous les pays amis et organisations internationales partenaires à nous aider à boucler le budget», a-t-il ajouté, lors d'une réunion du Conseil consacrée à la sécurité en Afrique.

Le budget annuel de cette force de 5000 hommes est estimé à 423 millions d'euros. A ce jour, seulement 108 millions sont assurés. Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a affirmé à Ouagadougou que les pays du G5 Sahel étaient «unis» face au terrorisme.

(nxp/ats/afp)

(NewsXpress)

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