Covid-19 – La France durcit les conditions d’accès au pass sanitaire
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Covid-19La France durcit les conditions d’accès au pass sanitaire

Face à la fulgurance du variant Omicron, le gouvernement français a serré la vis. Le pass sanitaire devra présenter un schéma vaccinal complet et le délai pour le rappel passera de cinq à quatre mois.

En France aussi (ici le marché de Noël à Ajaccio, en Corse) le variant Omicron «va se diffuser très rapidement, au point de devenir dominant dès le début de l’année 2022», selon le premier ministre, Jean Castex.

En France aussi (ici le marché de Noël à Ajaccio, en Corse) le variant Omicron «va se diffuser très rapidement, au point de devenir dominant dès le début de l’année 2022», selon le premier ministre, Jean Castex.

AFP

Le gouvernement français a annoncé, vendredi, un durcissement des conditions d’accès au pass sanitaire. Cette annonce a été faite à l’issue d’un conseil de défense sanitaire, qui s’est réuni pour examiner de nouvelles mesures face à la cinquième vague fulgurante de Covid-19 et au variant Omicron, très contagieux.

Ce variant, dont la vitesse de propagation est «fulgurante autour de nous en Europe», «va se diffuser très rapidement, au point de devenir dominant dès le début de l’année 2022» en France, a annoncé le premier ministre, Jean Castex. En conséquence, le pass sanitaire va se transformer. en début d’année. en un «pass vaccinal», qui ne pourra être activé qu’avec un schéma vaccinal complet, et non plus un simple test négatif. «Désormais, seule la vaccination sera valable dans le pass», a insisté le chef du gouvernement.

Projet de loi début janvier

Le pass sanitaire est notamment réclamé dans les restaurants, centres commerciaux, lieux de spectacle, musées… Cette mesure fera l’objet d’un projet de loi présenté début janvier au Parlement, dans lequel figurera aussi la volonté de «durcir les conditions de contrôle et de sanctions contre les faux pass», a souligné Jean Castex.

«Il n’est pas admissible que le refus de quelques millions de Français de se faire vacciner mette en risque la vie de tout un pays et entame le quotidien d’une immense majorité de Français, qui ont joué le jeu depuis le début de cette crise», a martelé le premier ministre. «Nous assumons de faire peser la contrainte sur les non-vaccinés, car les services de soins critiques et de réanimation de nos hôpitaux sont remplis, pour l’essentiel, de personnes non vaccinées.»

Rappel dès quatre mois

Le délai pour accéder au rappel vaccinal sera par ailleurs ramené à quatre mois au lieu de cinq. Plus de 121’000 personnes sont mortes du Covid-19 en France depuis le début de la pandémie, sur une population de 67 millions d’habitants. Près de 90% de la population âgée de plus de 12 ans est vaccinée, une couverture vaccinale parmi les plus importantes de l’Union européenne.

Parallèlement «seront amplifiées les démarches dites «d’aller vers» les populations qui ont pu passer à côté de la vaccination par méconnaissance ou parce qu’elles sont traditionnellement les plus éloignées du système de soins», a poursuivi Jean Castex.

Heures supp’ payées le double dès lundi

Enfin, le gouvernement redoute une saturation des hôpitaux à l’approche des fêtes, en raison, notamment, de personnels en congés pendant cette période. Selon Jean Castex, la rémunération des heures supplémentaires réalisées à l’hôpital sera «multipliée par deux» à compter de lundi prochain.

À une semaine du réveillon de Noël et deux de celui du Nouvel An, le premier ministre a également indiqué que les mairies devraient renoncer aux concerts et feux d’artifice le soir du 31 décembre, pendant lequel la consommation d’alcool sur la voie publique sera interdite.

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(AFP)

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