Actualisé

La France est «trop fragile pour s'abandonner aux improvisations» de Ségolène

L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a estimé dimanche que la «France est en cristal, la France est beaucoup trop fragile pour s'abandonner aux improvisations» de Ségolène Royal.

Invité du «Grand Rendez-vous» Europe-1/TV5Monde/Le Parisien/Aujourd'hui en France, l'ancien Premier ministre a estimé que la candidate socialiste à la présidentielle avait «du caractère».

«Je vois ce qu'elle a fait en Poitou-Charentes. J'ai vu trois ans Mme Royal diriger Poitou-Charentes, ce qu'elle dit de son action en Poitou-Charentes n'est pas la vérité. Quand je la vois dire des contrevérités sur la région, je suis inquiet de ce qu'elle dit sur la France», a-t-il ajouté.

Selon Jean-Pierre Raffarin, Ségolène Royal «est inquiétante avec ses improvisations sur tous les grands sujets». «Il lui faut encore au moins cinq ans. Je pense que la France est en cristal, la France est beaucoup trop fragile pour s'abandonner aux improvisations de Mme Royal», a-t-il dit.

Interrogé sur le candidat de l'UDF François Bayrou, le sénateur UMP a estimé que c'était «quelqu'un de bien. Ce n'est pas quelqu'un de léger». «Son projet est sympathique, mais le problème de son projet c'est que je le vois impossible», a-t-il dit.

«Il ne faut surtout pas emmener des électeurs dans une impasse», a-t-il ajouté. Son projet «suppose l'éclatement du PS pour faire le grand parti dont il parle (...) Il a déjà fait l'éclatement de l'UDF sur sa droite». Et comme «je ne vois pas l'éclatement aujourd'hui du PS, je ne vois pas possible aujourd'hui le parti de François Bayrou».

Quant au candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy, Jean-Pierre Raffarin a estimé qu'«il a du caractère le garçon. Je l'ai vu progressivement évoluer», a-t-il témoigné. «Quand il dit 'j'ai changé', c'est vrai. J'ai vu grandir en lui le sens de l'Etat, j'ai vu grandir en lui le sens de l'attention au plus faible».

«J'ai vu un homme politique devenir un homme d'Etat», a-t-il ajouté. «Il est facile à vivre parce qu'il dit la vérité. Il a de l'authenticité, il ressemble à son projet. Il est ambitieux, son projet est ambitieux. Il est actif son projet est actif».

«On a vu le candidat devenir un président potentiel», a poursuivi le sénateur.

Interrogé sur la collecte des 500 parrainages nécessaires pour pouvoir se présenter à la présidentielle, Jean-Pierre Raffarin a jugé qu'«il serait profondément regrettable que des candidats qui portent des messages qui ont des échos dans le pays ne puissent pas être candidat», citant «Jean-Marie Le Pen» ou encore «Dominique Voynet». (ap)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!