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Crise financièreLa France et la Belgique au secours de Dexia

Les deux pays ont réaffirmé leur engagement à «apporter leur garantie aux financements levés» par Dexia, au bord du démantèlement trois ans à peine après avoir échappé à la faillite.

«Dans le cadre de la restructuration de Dexia, les Etats belge et français co-actionnaires en liaison avec les banques centrales, prendront toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des déposants et des créanciers», soulignent, dans un bref communiqué conjoint, les ministres des Finances des deux pays.

Rattrapée par la crise, Dexia semble aller tout droit vers un démantèlement qui ferait d'elle le premier établissement européen victime de la crise de la dette, une perspective qui a affolé les investisseurs et fait fondre l'action du groupe de plus d'un tiers de sa valeur mardi matin.

A 11h00, le titre Dexia abandonnait encore 23,6% à 0,99 euro à la Bourse de Paris, non sans avoir précédemment plongé de plus de 30%.

A l'issue d'un conseil d'administration marathon de six heures, lundi soir à Bruxelles, la banque a ouvert la voie à de nouvelles cessions et alliances pour résoudre ses «problèmes structurels».

95 milliards d'euros d'actifs à risque

Dans un communiqué sibyllin, le conseil d'administration a annoncé avoir mandaté l'administrateur délégué Pierre Mariani pour «préparer, en concertation avec les Etats et les autorités de contrôle, les mesures nécessaires pour résoudre (ces) problèmes».

Dexia laisse notamment entendre qu'il va sans doute isoler hors de son périmètre 95 milliards d'euros d'actifs à risque dont il cherche à se délester depuis des années.

En marge de la réunion de l'Eurogroupe lundi soir à Luxembourg, le ministre belge des Finances, Didier Reynders, avait assuré que les gouvernements français et belge «suivaient la situation» de la banque et «interviendraient si nécessaire» (ats)

Réunion extraordinaire mardi soir

Le gouvernement belge se réunira mardi soir «pour faire le point» sur la situation de la banque franco-belge Dexia, a indiqué le ministre belge des Finances, Didier Reynders.

«Dès ce soir, le gouvernement belge se réunira pour faire le point», a déclaré M. Reynders en marge d'une réunion à Luxembourg des ministres des Finances de l'UE.

La création d'une «bad bank», une structure de défaisance pour les actifs dépréciés, est «une des possibilités» que la France et la Belgique, a encore déclaré M. Reynders

Interrogé de son côté, le ministre français des Finances, François Baroin, a assuré que son pays et la Belgique seraient présents aux côtés de Dexia «comme en 2008».

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