La France met ses archives sur les OVNIS en ligne
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La France met ses archives sur les OVNIS en ligne

La France est le premier pays au monde à ouvrir ses archives officielles sur les objets volants non identifiés.

Cet exercice inédit de transparence vise à dissiper les accusations de dissimulation lancées par certains passionnés.

La curiosité des internautes était telle que le site a été engorgé pendant toute la journée de jeudi.

«C'est une première mondiale», a souligné Jacques Patenet, responsable du Groupe d'études et d'informations sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés (GEIPAN) du Centre national d'études spatiales (CNES).

«Oui, c'est vrai, aux Etats-Unis, on peut demander ces informations au cas par cas. Mais nous, nous avons fait le contraire en mettant à la disposition du public l'ensemble de l'information», a ajouté M. Patenet, interrogé par l'AFP.

Un quart des dossiers

Ces archives contiennent pour l'heure environ 400 dossiers, soit un quart des quelque 1600 cas observés en France depuis les années 50 (s'y ajoutent quelques cas plus anciens). Le GEIPAN compte aussi intégrer progressivement photos et vidéos.

Pour l'essentiel, les documents mis en ligne sont des procès- verbaux de gendarmerie, expurgés des données personnelles sur les témoins. «Les UFOlogues (passionnés de soucoupes volantes) ne trouveront pas dans cette base de données de scoops ou de cas inconnus», a prévenu M. Patenet.

Chaque année, entre 50 et 100 cas sont signalés au CNES, dont environ 10 % font l'objet d'une enquête complémentaire. «Mais seuls quelques dizaines sur les trente dernières années méritent le nom d'ovnis», selon M. Patenet.

(ats)

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