Mondial 2014: «La France n'a pas de secret pour nous»
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Mondial 2014«La France n'a pas de secret pour nous»

Sitôt les adversaires de la Suisse déterminés, 20 minutes a contacté les cadres d'Ottmar Hitzfeld pour connaitre leurs réactions. Elles sont contrastées.

par
Marc Fragnière/Daniel Romano

Ainsi, le Valaisan Gelson Fernandes se montre très prudent alors que Reto Ziegler et Mario Gavranovic entrevoient de belles chances de qualification pour la Suisse.

Gelson Fernandes, milieu défensif du SC Fribourg: «Ce tirage est compliqué. Celui qui pense que ce groupe n'est pas difficile se met le doigt dans l'œil ! Tirer un Sud-Américain et un Latino-Américain et les affronter au Brésil n'est pas du tout un avantage, au contraire. Et puis jouer le deuxième match de la poule contre un aussi gros adversaire que la France, n'a rien d'un cadeau. Il n'y aura pas d'esprit de revanche à avoir contre le Honduras puisqu'on n'avait pas perdu contre eux».

Reto Ziegler, latéral gauche de l'US Sassuolo: «En regardant notre tirage, je me dis que c'est faisable. On a les qualités pour passer en huitièmes de finale. Je garde de bons souvenirs de la France. J'avais notamment effectué mes débuts en équipe nationale contre elle (ndlr: le Vaudois avait été aligné comme demi offensif dans le couloir gauche au Stade de France. La Suisse avait alors tenu en échec la France 0-0 dans le cadres des éliminatoires pour le Mondial 2006). La France, c'est un adversaire que l'on connait bien. Il n'a pas de secret pour nous. Face à l'Équateur et au Honduras, je m'attends à deux parties du même genre. Ces deux pays sont coachés par des Colombiens. Avec l'Équateur, je retrouverai mon copain Felipe Caicedo du Lokomotiv Moscou (ndlr : un attaquant qui avait commencé sa carrière européenne au FC Bâle). Il faudra bien évidemment se méfier de lui! Contre le Honduras, on a un compte à régler puisque le nul concédé contre eux (0-0) en Afrique du Sud nous avait éliminés du Mondial 2010. On avait séché dans les 20 derniers mètres. On va y remédier cette fois! La présence d'Ottmar Hitzfeld et le vécu commun permet à notre groupe de pouvoir désormais faire preuve d'une plus grande maturité. Ce sera précieux. Évidemment, j'espère qu'avant d'aller à Manaus (ndlr: ville amazonienne où aura lieu le 3e match de poule de la Suisse, face au Honduras), on sera déjà qualifiés pour les huitièmes. Bien sûr que le climat et les changements de température seront des facteurs compliqués à gérer. Mais j'ai pleine confiance en notre staff. Nous serons préparés à y faire face».

Mario Gavranovic, attaquant du FC Zurich: «Il y a évidemment des groupes qui paraissent plus durs que le notre sur le papier. Je pense que nous avons les cartes en main pour obtenir notre qualification pour les huitièmes de finale. Il s'agira avant tout de bien débuter contre l'Équateur. Dans un tel tournoi, si tu commences bien, tu es en confiance et cela paie. Maintenant, que nos adversaires sont connus, il reste la dernière ligne droite avant cet été. Chacun devra faire ses preuves en club pour mériter sa sélection. Je veux à tout prix aller au Brésil. Ce sera forcément un tournoi très spécial. Je vais continuer sur ma lancée en club pour pouvoir être du voyage».

Jocelyn Roux, attaquant franco-suisse de Servette FC: «Je suis supporter de la France donc je trouve ce groupe sympa. S'il fallait choisir une tête de série, la Suisse, la Colombie ou la Belgique étaient les pays les moins forts. Dès lors, ça me va. Tomber face à la Suisse c'est bon pour la France. Ca aurait pu être bien pire. Mais au final, je pense que ce groupe et tout aussi intéressant pour la France que pour la Suisse puisque les deux peuvent s'en sortir et se qualifier pour les huitièmes. Les groupes de l'Allemagne et de l'Italie sont vraiment costauds. Avoir des gros matches dès le début permettra de voir le niveau des équipes très rapidement».

Stéphane Besle, défenseur français du FC Saint-Gall: «C'est plutôt un bon tirage pour la France et la Suisse, qui ont été épargnées par les Pays-Bas ou l'Italie par exemple. Pour gagner un Mondial il faut battre des grandes nations, mais si on peut commencer par des équipes moins fortes et passer le premier tour c'est quand même mieux (ndlr: il rit). Les sites français sont déjà euphoriques? Les Français parlent toujours très vite. Ils n'ont pas tiré les leçons du passé».

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