La France pourrait taxer pizzas et sodas contre l'obésité

Actualisé

La France pourrait taxer pizzas et sodas contre l'obésité

Pour lutter contre le fléau de l'obésité, un rapport remis au gouvernement français préconise de taxer sodas, pizzas ou hamburgers, ainsi que l'alcool.

Ce rapport de l'Inspection générale des finances (IGF) et de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) a été remis fin juillet aux ministres du Budget et de la Santé, Eric Woerth et Roselyne Bachelot, ont indiqué ces deux ministères.Il propose de taxer davantage les boissons sucrées et d'augmenter la TVA (de 5,5 % à 19,6%) sur les produits «trop gras, trop sucrés, trop salés qui ne sont pas de stricte nécessité», dont les sandwichs, pizzas, hamburgers, précise le quotidien économique Les Echos.«La possible augmentation de la TVA n'est pas à l'ordre du jour», a toutefois indiqué le cabinet de M. Woerth. Le rapport ne sera pas rendu public avant la fin août, date de sa transmission aux parlementaires pour examen.Le document plaide également pour un accroissement de la fiscalité sur l'alcool, évoquant ses coûts sociaux «mais aussi ses effets sur certains cancers, trois fois plus importants que ceux des autres produits alimentaires».Le surpoids et l'obésité favorisent également la survenue de maladies cardiovasculaires, du diabète voire de certains cancers.Ces nouvelles taxes ne seront pas proposées lors des textes budgétaires de l'automne en raison de l'actuelle inflation sur les produits alimentaires, a indiqué aux Echos une source gouvernementale.D'autant que l'Igas elle-même reconnaît, selon le quotidien, que «les populations les plus défavorisées, qui se nourrissent le moins bien, pourraient être les plus fortement pénalisées» par cette taxation.Une enquête parue en juin indiquait que deux tiers des hommes et la moitié des femmes de 35 à 74 ans en France seraient en surcharge pondérale.La France prend depuis plusieurs années des mesures pour lutter contre l'obésité, notamment infantile. Elle a interdit les distributeurs de friandises dans les écoles en 2005 et le ministère de la Santé a appelé à un arrêt spontané de la publicité pour certains aliments pendant les émissions télévisées pour enfants. (afp)

Ton opinion