Euro 2016: La France s'impose dans la douleur et se qualifie
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Euro 2016La France s'impose dans la douleur et se qualifie

Les Bleus de Didier Deschamps ont validé leur ticket pour les 8es de finale mercredi soir. Remplaçant, Antoine Griezmann endosse le rôle de sauveur avec un but libérateur au bout du temps réglementaire.

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L'équipe victorieuse arrive en bus sur la Place du Marquis de Pombal, à Lisbonne. (Lundi 11 juillet 2016)

L'équipe victorieuse arrive en bus sur la Place du Marquis de Pombal, à Lisbonne. (Lundi 11 juillet 2016)

Reuters/Rafael Marchante
Les joueurs de la Selecçao sont acclamés par le public à Alameda D. Afonso Henriques, dans la capitale. (Lundi 11 juillet 2016)

Les joueurs de la Selecçao sont acclamés par le public à Alameda D. Afonso Henriques, dans la capitale. (Lundi 11 juillet 2016)

Keystone/EPA/ANTONIO COTRIM
Cristiano Ronaldo et ses coéquipiers célèbrent la victoire avec leurs supporters, à Alameda D. Afonso Henriques. (Lundi 11 juillet 2016)

Cristiano Ronaldo et ses coéquipiers célèbrent la victoire avec leurs supporters, à Alameda D. Afonso Henriques. (Lundi 11 juillet 2016)

Keystone/EPA/ANTONIO COTRIM

La France n'est pas à l'abri de passer à côté de son Euro. A Marseille, les Bleus n'ont battu l'Albanie 2-0 que grâce à deux buts inscrits aux 90e et 96e minutes, une tête d'Antoine Griezmann, relégué sur le banc des remplaçants au coup d'envoi, et un tir de Dimitri Payet. Les Bleus sont qualifiés pour les 8es de finale mais ont bien des choses à régler.

Il n'y a donc plus qu'un seul scénario qui puisse priver la Suisse d'une des deux premières places du groupe A: une défaite dimanche à Lille contre les Français couplée avec une victoire de la Roumanie contre les Albanais. Helvètes et Roumains seraient alors à égalité de points et devraient être départagés par leurs différences de buts, le nombre de buts marqués, et tout un tas de critères sur lesquels tout le monde aura le temps de revenir d'ici-là.

Comme à la dernière Coupe du monde, Didier Deschamps n'a pas hésité, pour son deuxième match, à remanier son onze titulaire. Et, comme à Salvador contre l'équipe de Suisse, ce sont Paul Pogba et Antoine Griezmann qui, décevants face à la Roumanie en ouverture, en ont fait les frais. Chargés de dynamiter les couloirs, Kingsley Coman et Anthony Martial étaient alors, pensait-on, les grands gagnants de la soirée.

Sauf que... Les ingrédients sont bien là, mais la sauce tranche. Et Deschamps peut multiplier les aller-retour entre 4-3-3 et, comme au Vélodrome, 4-2-3-1, le mal semble plus profond. Le jeu de l'équipe de France manque désespérément d'onctuosité. Tant et si bien que même cette Albanie qui n'a rien d'un cador n'a que peu été inquiétée. Presque pas même en première période, à part sur deux têtes mal cadrées d'Olivier Giroud. Très maigre.

Alors Deschamps a fait marche arrière. Martial, tellement bouffé par l'enjeu qu'il a fait peine à voir, est sorti à la pause, Pogba est entré, le système a changé. Mais pas les thèmes du soir: souffrance et labeur. Rien n'a été facile pour des Bleus sauvés par leur poteau à la 52e après une intervention «comme il a pu» de Bacary Sagna devant un Ledina Memushaj qui a été le principal danger pour Hugo Lloris.

Finalement, plus que par le jeu ou sa supériorité technique, c'est physiquement que la France a fait la différence. Ayant déjà beaucoup donné contre la Suisse, les Albanais ont de moins en moins pu contenir les assauts tricolores, bien que ceux-ci fussent désordonnés. Il y a eu une reprise de Pogba à côté (54e), une tête de Giroud sur le poteau (69e) et beaucoup d'autres situations chaudes dans la surface d'Etrit Berisha.

Jusqu'à un petit ballon de Rami pour la tête de Griezmann, entré à la 68e. Et ce tir enroulé de Payet au bout d'une action de rupture. Le Vélodrome a exulté. La Bonne-Mère s'est illuminée. Le Vieux-Port a fêté. Mais personne n'est dupe. Il en faudra beaucoup plus aux Français pour aller au bout.

(NewsXpress)

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