Genève: La France veut sa part de bénéfices de l'aéroport

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GenèveLa France veut sa part de bénéfices de l'aéroport

Le Pays de Gex rêve d'un terminal sur son sol pour profiter des avantages d'une plateforme qui, selon lui, cause surtout des nuisances de l'autre côté de la frontière.

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photo: Keystone/Jean-christophe Bott

Construire une seconde aérogare à Cointrin, de l'autre côté de la piste, sur territoire français. Ce projet fera l'objet d'une étude dotée d'un crédit de près de 160'000 euros, commandée par la Communauté de communes du Pays de Gex (CCPG). Les conclusions de cette enquête sont attendues dans un an. «Avec le développement de l'aéroport, on a les nuisances, mais pas de retombées fiscales ou en termes d'emplois» se plaint le président de la CCPG, Christophe Bouvier, dans «Le Dauphiné Libéré».

Selon les partisans du projet, qualifié de réaliste, le Pays de Gex pourrait apporter des solutions à la Suisse, alors que la plateforme aéroportuaire genevoise attend 25 millions de passagers par an, en 2030. Un développement important des infrastructures est ainsi à prévoir: l'an dernier, Cointrin a accueilli 15,8 millions de passagers.

Genève ne dit pas «non»

«Toute idée qui nous permet d'intensifier nos relations avec nos voisins français nous va bien!» réagit le porte-parole de l'aéroport, Bertrand Stämpfli. Cela dit, les obstacles sont importants pour un éventuel développement de la plateforme genevoise côté français. L'Office fédéral de l'aviation civile devra notamment se prononcer. Les difficultés d'une infrastructure binationale, comme à Bâle-Mulhouse où les différences de droits et de fiscalité ne sont pas faciles à gérer, ne plaident pas en faveur d'un projet transfrontalier, note «Le Dauphiné libéré».

Enfin, les milieux associatifs de Ferney (Ain/F) s'organisent déjà pour combattre le projet de la Communauté de communes du Pays de Gex.

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