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GenèveLa gardienne dit avoir été envoûtée et violée

Selon la déposition de la victime, le détenu de Curabilis qui l'aurait agressée sexuellement le 20 juin l'aurait étrangement soumise.

par
jef
La prison de Curabilis, à Puplinge (GE).

La prison de Curabilis, à Puplinge (GE).

Keystone/Salvatore di Nolfi

Le 20 juin, une gardienne de prison employée à Curabilis (établissement réservé aux détenus souffrant de troubles psychiques) déclarait avoir été agressée sexuellement par un détenu. La «Tribune de Genève» fait état ce jeudi du contenu de sa déposition à la police. La victime a déclaré avoir été violée. Elle raconte une scène stupéfiante d'envoûtement.

L'homme avait déjà été condamné pour deux viols. La gardienne l'avait connu il y a sept ans à la prison de Champ-Dollon. Récemment, le détenu s'était donné des airs de gourou, parlant esprits et vaudou. Le jour des faits, la victime se serait rendue dans sa cellule pour l'aider à rédiger un courrier. Là, elle se serait sentie happée, selon ses propres termes.

Le prévenu lui dit qu'elle va faire ce qu'il demande, la menace de faire du mal à son fils, et lui indique que sept mystérieuses personnes présentes dans la cellule s'en prendront à lui si elle ne se soumet pas. Elle ne résiste pas. Elle se fait enlever sa ceinture de sécurité, se déshabille seule, pleure mais ne crie pas, lui demande d'arrêter, en vain. L'homme prie au-dessus d'elle avec des chapelets, puis la viole. La scène dure 45 minutes.

Son avocat, Me Jean-Bernard Schmid, décrit sa cliente comme «particulièrement choquée» au quotidien genevois. Me Nicola Meier, avocat du prévenu, préfère ironiser. «Il me paraît difficile d'être contraint par des esprits, même au nombre de sept.» Et de souligner qu'il n'y a eu aucun bruit et qu'aucun bouton d'alarme n'a été actionné.

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