2e pilier: La gauche féminine unie contre la baisse des rentes
Actualisé

2e pilierLa gauche féminine unie contre la baisse des rentes

Une baisse du taux de conversion de la LPP toucherait plus durement les femmes que les hommes.

Alarmées, des représentantes du PS, des Verts, du PCS, de Travail.Suisse, de l'USS, d'Unia et de Comedia ont formé un comité s'opposant à la révision soumise au peuple le 7 mars.

Baptisée «NON au pillage des rentes», la campagne a été symboliquement lancée samedi à Berne devant le Palais fédéral, alors même que 700 femmes issues de tous horizons étaient rassemblées sous la Coupole à l'invitation des présidentes de la Confédération et des Chambres. Le comité a distribué dépliants et badges estampillés d'une Helvetia en guenilles.

«Les femmes sont déjà passées deux fois à la caisse», argumente le comité dans un communiqué. Premièrement, les salariées ont vu l'âge de leur retraite élevé de 62 à 64 ans. Quant à la première révision de la LPP, elle a fait passer le taux de conversion de 7,2 à 6,8%.

Par ailleurs, les femmes touchent des rentes moins élevées car elles travaillent plus souvent à temps partiel et ont des salaires plus bas que ceux des hommes. Elles seront donc proportionnellement davantage sanctionnées que les hommes par un abaissement du taux de conversion, argumente le communiqué.

Selon les partisanes du «non», rien ne justifie une nouvelle baisse des rentes: depuis l'introduction de la LPP en 1985, le rendement annuel moyen dépasse 6%. «La garantie, à long terme, d'un rendement de 4% est donc tout à fait réalisable.» (ats)

Ton opinion