Législatives en Slovénie: La gauche remporte d'une courte tête le scrutin
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Législatives en SlovénieLa gauche remporte d'une courte tête le scrutin

Le Parti social-démocrate (SD, ex- communiste) de l'opposition a battu dimanche le Parti Démocrate Slovène (SDS) de centre-droit du Premier ministre Janez Jansaaux élections législatives en Slovénie.

Mais le faible écart entre les deux partis ne lui assure pas de pouvoir gouverner.

D'après la Commission électorale, sur 99,53 % des votes dépouillés, moins les votes par correspondance (environ 2 % du total) dont les résultats ne seront connus que le 29 septembre, les sociaux-démocrates dirigés par Borut Pahor ont obtenu 30,51 % des voix, soit 29 sièges, et le parti du chef du gouvernement 29,32 % (28 sièges).

Mais, compte tenu de ce faible écart et à défaut de pouvoir réunir une majorité parlementaire, Janez Jansa peut encore caresser l'espoir d'améliorer le score de sa formation grâce aux votes par correspondance dont le gros est constitué par les Slovènes vivant à l'étranger, lesquels lui sont traditionnellement favorables.

Au début de la soirée électorale, selon les sondages à la sortie des urnes des chaînes de télévision, le SD apparaissait comme le net vainqueur du scrutin avec de 31,5 % à 32,2 % des suffrages contre de 27,7 % à 28,04 % pour la formation de Janez Jansa.

SNS, SLS et NSi en baisse

Dans la perspective de la formation d'une majorité parlementaire et d'un gouvernement, l'avantage est aux sociaux-démocrates, leurs alliés potentiels, les libéraux du Parti de la Démocratie Libérale (LDS, 5,19 %) et le nouveau parti Zares (9,41 %) étant assurés de franchir la barre des 4 % nécessaires pour entrer au parlement.

Enfin, le parti des retraités (DeSus), qui progresse de 4,04 % à 7,44 %, a aussitôt fait des offres de service au centre-gauche, par la voix de son président, Karel Erjavec.

Par contre, du côté des alliés au gouvernement de Janez Jansa, le Parti du Peuple Slovène (SLS, centre-droit, 5,24 %) est en recul, tandis que le parti Nouvelle Slovénie (NSi, centre-droit, 3,24 %) est même éliminé du parlement. Quant au Parti nationaliste SNS, dans l'opposition, il recule légèrement à 5,45 % (6,27 % en 2004).

«Nous sommes parvenus à ce succès grâce à une politique modérée qui constitue une bonne perspective de gouvernement après ces élections», a déclaré M. Pahor. «Nous dirigerons le gouvernement dans l'intérêt de tous les citoyens», a-t-il aussi ajouté.

90 députés prévus

Aux municipales en 2006, Janez Jansa avait perdu la capitale Ljubljana et la deuxième ville du pays, Maribor, puis, aux présidentielles de 2007, son candidat avait essuyé une cinglante défaite face au candidat de centre-gauche, Danilo Turk.

Au total, 1,7 million d'électeurs étaient appelés aux urnes pour élire les 90 députés de leur 5e parlement national depuis l'indépendance en 1991 et la participation s'élevait à 16h00 à 46 %, soit en légère hausse par rapport au scrutin de 2004 (45,51 % et une participation finale de 60,65 %).

Sur les 90 sièges à pourvoir, 88 devaient aller à des élus de partis politiques et deux respectivement aux minorités hongroise et italienne.

Jansa accusé

La campagne électorale a été marquée par des accusations de corruption à l'encontre du Premier ministre Janez Jansa tandis que la gauche a elle resserré ses rangs pour reconquérir le pouvoir après quatre années de gouvernement de centre-droit.

La télévision publique finlandaise a accusé le Premier ministre d'avoir touché des pots-de-vin du groupe de défense finlandais Patria, qui a remporté en 2006 le plus gros contrat militaire jamais signé par Ljubljana, accusations qualifiées «d'absurdes» par Janez Jansa.

Si Janez Jansa pouvait initialement se targuer d'avoir fait de la Slovénie «l'élève-modèle» des anciens pays communistes nouvellement adhérents à l'Union européenne (UE) et d'avoir été l'artisan de son entrée dans la zone euro, en 2007, le recul de la croissance économique et les accusations de corruption ont, semble- t-il, profité à ses adversaires.

(ats)

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