Actualisé 20.02.2008 à 19:32

La gauche se divise autour de la gratuité des TPG

«L'initiative est plutôt sympathique», s'amuse le Vert Antonio Hodgers. Mais il lui reproche de ne pas prévoir le financement de la gratuité.

«En politique, il est toujours facile de dire que l'on rase gratis», ironise le conseiller national écologiste.

«Ce texte souhaite, avant tout, inscrire le principe de gratuité des transports publics dans la Constitution, explique le communiste Jérôme Béguin, l'un des initiants. La démarche a un caractère social. Elle permettrait de soulager les revenus modestes.»

Mais la gratuité entraînerait un manque à gagner évalué entre 120 et 160 millions de francs par année pour les Transports publics genevois (TPG). «Soit il faudra ponctionner la somme sur d'autres secteurs de l'Etat, soit les TPG devront réduire leur offre», prévient Antonio Hodgers.

«La réduction de l'offre est impossible, Genève est en pleine croissance, avance Jérôme Béguin. Mais la régie publique peut diminuer ses investissements.» Il cite en exemple le tram de Meyrin, qui a coûté 400 millions de francs alors qu'un trolleybus serait revenu dix fois moins cher selon lui. «A Genève on choisit toujours les options les plus coûteuses!» critique-t-il.

De son côté, Antonio Hodgers relève qu'un tram a une capacité de passagers deux fois et demie supérieure à celle d'un trolleybus. Et la desserte est primordiale pour le Vert: «Les gens sont plus préoccupés par la qualité de l'offre que par le prix.»

L'augmentation du prix des billets qui a vu, en parallèle, une hausse des passagers ces dernières années en est la démonstration pour le conseiller national.

Renaud Bournoud

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