Votations: La génération Facebook dit non au passeport biométrique
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VotationsLa génération Facebook dit non au passeport biométrique

Surfant souvent sur internet, la «génération Facebook» est consciente des dangers des nouvelles technologies.

Forts de cet avis, les jeunes de plusieurs partis (PS, Verts, PLR, PEV, UDC) appellent à voter «non» le 17 mai au passeport biométrique.

A l'instar des autres opposants, et pour certains (PEV et PLR) contre l'avis de leur parti, ces sections refusent qu'un registre central réunisse les données biométriques contenues dans le nouveau passeport. Pas opposées sur le fond à la technologie biométrique, elles mettent en garde contre les risques de piraterie informatique d'un système jugé encore peu sûr par plusieurs experts.

Les jeunes souhaitent aussi que la loi soumise à votation soit revue et corrigée afin d'assurer aux citoyens le choix entre documents d'identité biométrique et non biométrique.

Pris à parti en début de campagne par la conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf qui s'est étonnée que certains milieux soient beaucoup moins soucieux de protection des données lorsqu'il s'agit d'afficher son profil sur des réseaux sociaux, la «génération Facebook» a tenu à mettre les points sur les «i».

Plus dangereux que Facebook

«Parce nous avons grandi avec Web 2.0, nous savons à quel point les choses sont devenues dangereuses et incontrôlables», a affirmé mardi à la presse le président de la jeunesse socialiste Cédric Wermuth. Et de prendre à témoin la réaction des utilisateurs à la décision de l'entreprise gérant Facebook de s'arroger les droits sur toutes les données circulant sur la plateforme. La société a dû faire marche arrière.

Pour Cédric Wermuth, l'affaire prend des proportions nettement plus inquiétantes avec le registre des données biométriques. La collecte des informations ne serait plus volontaire mais obligatoire.

A titre de comparaison, «ce serait comme réunir tous mes comptes d'Amazon à Zattoo, mes mots de passe et mes noms d'utilisateur. Pire, «si quelqu'un pouvait accéder à mes empreintes digitales et d'autres données biométriques, il pourrait se faire passer pour moi.» (ats)

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