Affaire Grégory: La grand-mère reconnue comme l'un des corbeaux
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Affaire GrégoryLa grand-mère reconnue comme l'un des corbeaux

Un expert en écriture a déterminé que la grande-tante et la grand-mère du petit Grégory avaient rédigé deux des cinq fameuses lettres de menaces, a annoncé le procureur général jeudi.

par
joc

Mais qui était donc ce fameux corbeau qui envoyait des lettres terrifiantes à la famille du petit Grégory? Pendant les 32 longues années qui ont suivi sa mort, le mystère est resté entier. Mais selon «Le Parisien», la section de recherches de Dijon a saisi des documents «troublants» au domicile vosgien de Marcel et Jacqueline Jacob, les septuagénaires placés en garde à vue mercredi.

D'après le quotidien français, ces écrits permettront d'effectuer une comparaison graphologique avec des lettres que le corbeau avait rédigées en écriture bâtonnée. Entre le 4 mars 1983 et le 24 juillet 1985, cinq missives extrêmement violentes avaient été écrites par un ou plusieurs expéditeurs anonymes. Trois de ces lettres sont réalisées en lettres bâtonnées (style typographique), les deux autres en écriture liée.

La justice croit avoir identifié deux corbeaux

Jeudi, le procureur général de Dijon, Jean-Jacques Bosc, a déclaré que «plusieurs personnes» avaient participé au meurtre du petit Grégory. «Je ne sais pas qui est l'auteur», a-t-il ajouté. Le magistrat a expliqué que quelques jours avant le crime, un homme portant une moustache a réalisé «des repérages et surveillances». Il était «quelques fois accompagné d'une femme».

Marcel et Jacqueline Jacob, le grand-oncle et la grande-tante de la victime, et Ginette Villemin, sa tante, ont refusé de s'exprimer lors de leur garde à vue. Ils ont invoqué leur droit à garder le silence. Selon le procureur général, un expert en écriture a désigné deux corbeaux: Jacqueline Jacob serait l'auteure de la lettre adressée aux parents de Grégory en 1983. Monique Villemin, la grand-mère de l'enfant, aurait envoyé une missive menaçante à un juge en charge du dossier en 1989.

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