24.03.2019 à 14:20

Lausanne

La gratuité à la pause de midi fait débat

Les tarifs de stationnement et ceux des transports publics opposent gauche et droite.

de
Frédéric Nejad Toulami
Valentin Christe (PLC) conteste le raisonnement des socialistes comme Florence Germond.

Valentin Christe (PLC) conteste le raisonnement des socialistes comme Florence Germond.

dr / keystone

Faire un parallèle entre les heures de gratuité du stationnement et celles des transports publics a le don d'agacer certains élus à droite dans la capitale vaudoise. Cet argument a été avancé récemment par les socialistes Louis Dana et la conseillère municipale Florence Germond, à la suite de l'arrêt de la Cour constitutionnelle vaudoise qui a annulé une mesure prise par les autorités communales par rapport à l'affectation des recettes des parkings publics.

«Favoriser les transports publics et la mobilité douce»

Fort de cette décision de justice, des élus PLR, PLC et UDC avaient déposé une interpellation urgente au Conseil communal pour demander la baisse des tarifs du stationnement ainsi que le retour à la gratuité entre 12h30 et 13h30. Leur démarche a été refusée par la majorité de gauche mardi soir. «Sur le fond, je regrette que la droite lausannoise mette en place toute stratégie possible pour favoriser les déplacements polluants de type automobile, avait déclaré Florence Germond à 20minutes.ch la semaine passée. Ils veulent la gratuité du stationnement à la pause de midi alors que les usagers des transports publics, eux, doivent payer. C'est à contre-sens des politiques publiques que nous essayons de mettre en place pour favoriser les transports publics et la mobilité douce. C'est regrettable à l'heure où les jeunes se battent pour sauver notre planète.»

Une argumentation reprise au Conseil communal par son camarade de parti Louis Dana, qui appelle à «une transition écologique digne de ce nom, en accordant une place moins confortable aux voitures au centre-ville». Mais ce raisonnement est balayé par Valentin Christe. «De facto, aujourd'hui, 2 heures sur 3 d'utilisation des transports publics lausannois sont gratuites, du moins au sens "socialiste" de la gratuité, ironise l'élu PLC. C'est à dire payées par les autres, puisque les TL ne couvrent, par la vente des billets et des abonnements, qu'un tiers de leurs coûts.» Valentin Christe constate ainsi que les deux autres tiers sont à la charge des collectivités publiques.

Gratuité des routes publiques selon la loi

Il rappelle aussi que selon la loi fédérale, l'utilisation des routes publiques est exempte de taxes; il est donc interdit de faire payer les derniers mètres d'accès à une place de parc, comme l'ont évoqué des élus de gauche.

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