Actualisé 03.08.2011 à 08:33

Accidents

La gravité des blessures dépend du canton

Les polices cantonales ont des difficultés pour uniformiser l'évaluation de la gravité des blessures lors des accidents.

La terminologie «blessés graves» n'est pas utilisée dans tous les cantons.

La terminologie «blessés graves» n'est pas utilisée dans tous les cantons.

Les polices cantonales ont des pratiques tout à fait différentes sur la manière de communiquer l'état de santé des personnes impliquées dans des accidents. Ainsi, un «blessé grave» en Valais ne sera qu'un «blessé» dans le canton de Berne.

Il n'existe en Suisse aucune règle commune pour évaluer et informer sur la gravité des blessures, explique à l'ats Meinrad Stöcklin, porte-parole de la police cantonale de Bâle-Campagne et président de la conférence suisse des porte-parole de police. Les évaluations de l'état des blessés ne consistent pas en des diagnostics médicaux exacts mais résultent d'observations faites sur les lieux de l'accident.

Celles-ci doivent être réalisées rapidement, sur la base de quelques informations fournies par les premiers secours. De plus, pour les policiers il s'agit de ne communiquer que des faits et ne pas faire de spéculations alors que les médias attendent le plus de détails possibles, fait remarquer Meinrad Stöcklin.

Pour remplir les statistiques nationales, les polices envoient à l'Office fédéral des routes un formulaire d'accident. Là aussi la terminologie est différente puisque le document distingue, outre les personnes tuées et indemnes, les blessés graves et les blessés légers.

Les premiers sont ceux qui souffrent de blessures visibles comme des pertes de conscience ou des os brisés et qui doivent rester au moins un jour à l'hôpital. Les seconds sont ceux qui ont de petites écorchures et qui peuvent quitter par leurs propres moyens les lieux de l'accident. (ats)

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