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Marchés européens La Grèce fait retomber le moral des marchés

Les craintes renouvelées que la Grèce n'échappe pas au défaut de paiement ont encore une fois fait retomber au plus bas lundi le moral des Bourses européennes qui ont ouvert en forte baisse.

La Bourse suisse a ainsi entamé la semaine en baisse marquée, après avoir déjà cédé 1,37% vendredi à la clôture. Lundi vers 9h50, le Swiss Market Index (SMI) décrochait de 1,75% pour reculer à 5434,99 points.

Ailleurs et à la même heure, la Bourse de Paris affichait un recul de 2,8% et celle de Francfort de 3,19%. Du côté de Londres (- 2,29%), Madrid (-2,69%) et Milan (-2,54%), la tendance n'était pas la fête également.

La Bourse de Tokyo a terminé pour sa part la séance en baisse de 1,78%, également en raison des inquiétudes pour la Grèce et d'un ralentissement économique international, tandis que le yen s'élevait encore face à l'euro.

Les valeurs bancaires, au coeur du cyclone depuis le début de la crise, essuyaient de nouveau de fortes pertes.

(ats)

L'année 2011 restera dans le rouge

Les trois quarts de l'année boursière sont tombés et il apparaît que, comme lors de la crise en 2008, celle-ci ne sera guère positive pour les actionnaires de sociétés suisses cotées. Un net recul est à prévoir.

La probabilité que l'indice principal, le Swiss Market Index (SMI), puisse encore compenser l'actuelle baisse de quelque 14% d'ici à la fin de l'année ou connaître une hausse, apparaît faible. Franc fort, crise de la dette en Europe et ralentissement de la conjoncture continueront à inquiéter les marchés ces prochaines semaines.

Après une forte année 2009, un insipide millésime 2010, 2011 s'annonce à nouveau comme faible du côté du marché des actions helvétique. Depuis deux ans, le SMI oscille entre 6000 et 7000 points. Au troisième trimestre, les cours ont glissé et l'indice est tombé en dessous des 6000 points.

L'année a été marquée jusqu'ici par la crise de la dette dans la zone euro, avec en toile de fond une éventuelle faillite grecque. Le tremblement de terre au Japon, suivi de la catastrophe à la centrale nucléaire de Fukushima, a pesé sur les Bourses en mars, de manière passagère cependant.

La nervosité s'est exacerbée cet été lors de l'enlisement des négociations entre Démocrates et Républicains sur le relèvement du plafond de la dette américaine. Après maintes manoeuvres tactiques entre les deux camps, un compromis a finalement pu être trouvé in extremis.

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