1er janvier: La Grèce présidente de l'OSCE pour un an
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1er janvierLa Grèce présidente de l'OSCE pour un an

La Grèce présidera pour un an, à partir du 1er janvier, l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) dans une conjoncture marquée par la tourmente financière et la récente crise géorgienne.

La ministre grecque des Affaires étrangères Dora Bakoyannis qui présentera les priorités de la présidence de son pays au siège de l'organisation à Vienne le 15 janvier, a déjà mis l'accent sur les points forts de son action.Athènes «consacrera une attention toute particulière à la région du Caucase et de l'Asie centrale notamment au lendemain de la crise en Géorgie», a-t-elle déclaré en novembre devant un forum d'ambassadeurs, annonçant une série de visites dans les régions du Caucase dès qu'elle entamera son mandat.«La présidence grecque travaillera dur pour trouver un moyen afin que l'OSCE puisse poursuivre ses activités en Géorgie sous n'importe quelle forme acceptable par tous», a-t-elle encore indiqué la semaine dernière à l'agence de presse azérie Trend.L'OSCE a décidé de retirer à partir du 1er janvier sa mission de Géorgie en raison de l'opposition de la Russie à la prolongation de son mandat au delà du 31 décembre.Pour Mme Bakoyannis, la crise caucasienne «peut être l'occasion de mettre en place une nouvelle architecture de sécurité sur la carte géopolitique de l'Europe qui tiendra compte de l'élargissement de l'Union européenne, de l'Otan et du rôle stratégique de la Russie», avec laquelle Athènes entretient de fortes relations. Mme Bakoyannis veut également régler le cadre légal de l'organisation fondée en 1994 mais qui n'est toujours pas dotée d'une personnalité juridique, «pour répondre aux exigences accrues sur sa présence substantielle en Afghanistan, au Kosovo ou en Géorgie».Elle veut ainsi augmenter le budget afin de doter l'organisation, forte de 56 pays, d'Europe, d'Amérique du nord et d'Asie centrale, «des moyens qui lui permettront de devenir plus efficace», mais la crise financière risque de contrarier ses plans.«La Grèce sera un médiateur honnête qui oeuvrera de manière systématique en faveur du renforcement du rôle de l'OSCE dans la prévention et la gestion des crises», a affirmé le ministère grec. (afp)

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