Crise de l'endettement: La Grèce reçoit un premier prêt de 20 milliards

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Crise de l'endettementLa Grèce reçoit un premier prêt de 20 milliards

La Grèce a reçu mardi la première tranche des prêts européens, d'un montant de 20,3 milliards de francs, a annoncé la Commission européenne.

Les Grecs digèrent mal le plan d'austérité imposé par le gouvernemnent.

Les Grecs digèrent mal le plan d'austérité imposé par le gouvernemnent.

Ce prêt s'ajoute à l'aide de 5,5 milliards d'euros apportée la semaine dernière par le Fonds monétaire international (FMI).

«L'argent a été versé», a souligné un porte-parole de l'exécutif européen, renvoyant à des propos tenus dans la nuit par le commissaire aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, à l'issue d'une réunion à Bruxelles des ministres des finances de la zone euro.

M. Rehn avait indiqué que «la première tranche est en passe d'être transférée aujourd'hui 18 mai». Son porte-parole a précisé mardi que cela signifiait que l'argent avait été à présent débloqué.

Importantes échéances

Cette enveloppe de 14,5 milliards d'euros fait partie d'un programme de prêts de 80 milliards d'euros promis sur trois ans par les partenaires de la Grèce au sein de la zone euro. Le FMI doit apporter de son côté 30 milliards d'euros de prêts.

Ces fonds arrivent alors que l'Etat grec doit rembourser mercredi 8,5 milliards d'euros de dettes arrivant à échéance. En raison de la crise de défiance à son égard du fait de ses déficits très élevés, il est très difficile aujourd'hui à Athènes d'emprunter sur les marchés à des taux d'intérêt raisonnables.

En échange de ces prêts, le gouvernement socialiste de Georges Papandréou s'est engagé à mettre en oeuvre un plan d'austérité sans précédent de 30 milliards d'euros destiné à ramener le déficit public, qui frôlait 14% du PIB en 2009, sous le seuil européen de 3% en 2014.

Soutien renouvelé

Malgré les doutes persistant des marchés sur la capacité d'Athènes à remplir ses objectifs, les ministres des finances de la zone euro ont à nouveau assuré lundi soir la Grèce de leur soutien.

«Nous continuons à penser - et nous avons de bonnes raisons pour penser - que la Grèce est sur la bonne voie», a dit leur chef de file, Jean-Claude Juncker, dans la nuit à la presse. «Nous ne pensons pas que le programme proposé pour la Grèce ne permettra pas à cet important Etat membre de l'UE de remplir ses obligations».

(ats/afp)

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