Actualisé 16.02.2017 à 14:53

Crise de la dette

La Grèce vise un «accord de principe» lundi

Athènes souhaite que son maintien sous perfusion financière soit accepté lors de la prochaine réunion de l'Eurogroupe.

Le gouvernement grec espère beaucoup de la réunion de l'Eurogroupe lundi.

Le gouvernement grec espère beaucoup de la réunion de l'Eurogroupe lundi.

AFP/Archives/photo d'illustration

La Grèce veut conclure un «accord politique de principe» avec ses créanciers, l'Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI) lundi prochain. Elle souhaite le faire lors de la prochaine réunion de l'Eurogroupe afin de garantir son maintien sous perfusion financière, a indiqué jeudi le porte-parole du gouvernement.

Cet objectif est celui «de toutes les parties prenantes» au programme de redressement grec, a affirmé Dimitris Tzanakopoulos. Il s'exprimait lors d'un point de presse.

Le commissaire européen aux affaires économiques, Pierre Moscovici, avait également appelé toutes les parties à avancer pour permettre que «lundi nous ayons tous les paramètres» d'un règlement, lors d'une visite mercredi à Athènes.

«Les conditions politiques sont réunies pour un tel accord», a estimé le porte-parole grec. Cela ouvrirait la voie au bouclage de la deuxième revue du programme grec, dont dépend le déblocage de nouveaux prêts au pays, qui devra honorer en juillet plus de 7 milliards d'euros (7,4 milliards de francs) de créances.

Temps compté

«Un accord peut être trouvé si toutes les parties font preuve de la volonté politique nécessaire» a relevé le vice-président de la Commission européenne en charge de l'euro, Valdis Dombrovskis, dans un entretien au site économique grec Euro2day. Il a souligné que le temps pressait pour ne pas «revenir dans l'incertitude».

Pour Dimitris Tzanakopoulos, l'enjeu de la réunion des grands argentiers de la zone euro est de «combler les différences» de prévisions pour l'après-2018 entre d'une part la Grèce et les Européens, et d'autre part le FMI.

Il n'a pas exclu que le FMI soit prêt à réviser ses prévisions, invoquant des déclarations en ce sens de son représentant pour l'Europe, Poul Thomsen.

Le Fonds s'arquait jusque-là sur l'exigence de Berlin pour qu'il participe au programme grec. Mais les divisions se creusent en son sein sur l'opportunité de cette participation, qui commence également à être mise en doute jusque dans les rangs de la droite allemande.

Le FMI dénie en l'état à la Grèce la capacité d'atteindre l'objectif d'un excédent budgétaire primaire (hors service de la dette) de 3,5% du produit intérieur brut (PIB), réclamant en conséquence aux Grecs un surcroît d'austérité, rejeté par Athènes. Le FMI réclame aussi un effort supplémentaire d'allégement de la dette grecque aux Européens, jugeant sa course «intenable», mais cette option est catégoriquement exclue par Berlin.

Ces divergences entre les bailleurs de fonds du pays ont relancé les inquiétudes autour de la Grèce dans un contexte européen tendu après le Brexit, l'élection de Donald Trump aux Etats-Unis et la série électorale à venir aux Pays-Bas, en France et en Allemagne. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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